Une de mes connaissances -avec qui je suis en "contact" sur fcbk- publiait le générique des aventures de Thierry la Fronde sur sa page - avec en regard, un article sur le décès de Jean-Claude Breitman, alias Jean-Claude Deret, mort le 16 décembre 2016 - à 95 ans, il est né à Paris le 11 juillet 1921.

Père spirituel de Thierry la Fronde et scénariste, il tient également le rôle de "Maître Florent".

Il faut d'abord préciser qu'à l'époque de sa diffusion à la télé, je n'ai jamais vu Thierry la Fronde, pour la bonne et simple raison que nous n'avions pas la télé. Nous avions une T.S.F. où nous suivions également des feuilletons, mais beaucoup moins célèbres (quoique) : "le mystère de la chambre Jaune", "La ville morte" (de Maurice Tillieux - le créateur du détective Gil Jourdan), ce sont les principaux qui me sont restés en mémoire.

D'après ce que je peux me souvenir et ai pu en voir, Maître Florent était l'ancien intendant du château de Janville, en Sologne, avait chassé Thierry la Fronde du manoir de ses ancêtres (j'ai aussi eu un livre d'Idéal-Bibliothèque sur "les Jeunes années de Thierry la Fronde" - suivre le lien). Et qui plus est, il avait "trahi" le roi de France au bénéfice d'Edouard Plantagenêt, le Prince Noir, au début de la Guerre de Cent ans.

En tout cas, à l'école, dans nos jeux de rôle(s) dans la cour de récréation, quand nous avions passé l'âge de jouer à papa-maman, à Ecole et qu'il n'y avait pas d'élastique, de corde à danser ou de balle magique en vue, nous passions de longues heures à jouer à Thierry la Fronde. Une des filles de ma classe, retrouvée beaucoup plus tard dans un blogue exceptionnel, celui d'Agathe Maldiemme, s'était promue scénariste lors de nos récréations de midi.

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Par mes amies, je connaissais donc les personnages principaux, Thierry, ses compagnons, Isabelle et maître Florent, principalement, et j'ai dû scier mes parents jusqu'à ce qu'ils m'offrent finalement un 33 tours avec, comme simple titre, "Une aventure de Thierry la Fronde". Des recherches sur le Net (on trouve vraiment tout sur le net, enfin, presque !) m'ont fait découvrir qu'il s'agissait d'une adaptation de l'épisode 22, "La chronique oubliée", tout simplement parce que le chroniqueur Froissart y apparaît.

Ce qui avait permis à mes parents de me faire un petit cours d'histoire sur Jehan Froissart, en soulignant qu'il était du Nord (pour ma mère, sentimantalement, le nord de la France, autant dire que c'était la Belgique).

J'ai regardé l'épisode hier et n'y ai pas retrouvé grand-chose de commun avec les souvenirs que j'avais gardés de certaines répliques, comme celle-ci: "Et si Froissaart avait dit vrai?" (Le A de Froissart était allongé - les comédiens avaient une diction parfaite). Jacques Hilling jouait dedans.

Et parmi les jeunes, Bernard Rousselet, qui allait beaucoup jouer à la télévision, dans des feuilletons comme "La dame en blanc" (il incarnait le professeur de dessin Walter Hartwright et Hubert Vernet dans "Les gens de Mogador - Ludivine et Dominique").

Entre parenthèses, j'aurais nettement préféré Bernard Rousselet à Jean-Claude Drouot, qu'en tant qu'ancien directeur du Théâtre national de Bruxelles, je n'apprécie pas tellement.

Pierre, Bernard Rousselet

Mais avançons, le plus curieux est que Jean-Claude Breitman - Deret a épousé une comédienne québecquoise, Céline Léger, (non, pas Céline Dion), qui tient le rôle d'Isabelle, l'amoureuse (fille de sabotier), de Thierry la Fronde -ou sa fiancée- et qu'ils ont eu une fille ensemble, qui n'est autre que la comédienne Zabou Breitman, née en 1959, qui paraît plus proche de 40 ans que de 60... Et qui ressemble à sa mère.

Céline Léger vient de décéder, en janvier 2017, à l'âge de quatre-vingts ans.

Elle était fort jolie, conformément aux canons des années 60.

Celine Leger (2)

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Je ne vais pas raconter en détail l'épisode 22 de Thierry la Fronde, que j'ai regardé hier, mais que je ne puis plus écouter. Tout ce que je puis dire, c'est qu'il y est question de chariots remplis de bombardes, entreposées dans un des châteaux forts de la région, que Jehan Froissart rencontre Thierry la Fronde par hasard, qu'un de ses "compagnons" se fait passer pour lui, et qu'il va finalement les conduire au château où ils feront sauter les bombardes. En assommant des gardes (non ou peu armés) à mains nues (!) Tout cela au nez et à la barbe du Prince Noir.

Assez curieusement, l'acteur qui incarne Jean Froissart est habillé à peu près comme le Froissart historique. Ce n'était donc peut-être pas toujours si mal reconstitué que cela.  Par extension, je me suis demandé si nous avons étudié Froissart en 3ème latine (6, 5, 4, 3...) C'était l'année de la littérature du Moyen Age que nous avons bien balayée, dans notre Lagarde & Michard, depuis Rutebeuf jusqu'au roman de la Rose... En passant par Le roman de Renart et le théâtre.

thierry la fronde 33 tours bis

thierry la fronde 33 tours

Jean-Froissart

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Finalement, j'ai trouvé une chronique très complète (et écrite sur un ton plein d'humour) sur un site: Vent debout, sur ce feuilleton célèbre que je connais bien mal, je m'en rends compte.

Pour les amateurs ou les amatrices.