Je commence mon évocation de la Normandie par le milieu o:)

Mais quel beau voyage! Et dieux ! Que j'aime la Normandie ........................

Au marché de Saint Pierre l'Eglise, je n'ai pas eu le temps de prendre des photos.

C'est un village pas très éloigné de Tocqueville, où je séjournais dans un gîte, (à Imbranville exactement...)

Le marché de Saint Pierre l'Eglise n'était pas très étendu (je rêvais d'un beau marché... Voyons comme celui du boulevard Richard-Lenoir? Ou de la rue la rue... Une jolie rue à Paris... Ca va me revenir... Ou celui de Hyères?)  mais il y avait l'essentiel : un poissonnier. Et un petit vent frais qui chassait les nuages et le souvenir de la pluie de la nuit.

Je salivais rien à qu'à l'idée de cuisiner et de manger du poisson frais pêché. Mercredi, nous sommes donc allées chez le poissonnier, la Rose et moi, après avoir musardé sur la place (du Marché évidemment).

Il y avait des araignées de mer, une montagne de crevettes grises, de la daurade (beuh!), des joues de lotte - staartvis, en néerlandais - (j'étais très tentée), des soles, des carrelets, quelques rougets (de Lisle???) et des filets d'un poisson local dont je ne parviens pas à retenir le nom. Des sardines aussi, des maquereaux et même du thon rouge. Ah oui, du cabillaud aussi. Je pense qu'il y avait aussi du congre et des limandes soles (j'étais aussi tentée).

C'était du tacaud.

Nous avons opté pour les filets du poisson local ... A manger très frais - le jour même. Et pour une livre de crevettes grises, de quoi agrémenter la sauce. Puis j'ai choisi un carrelet (pour ne pas dire une plie), en pensant cuisiner une plie panée. La Rose pensait que nous en aurions pour 50 euros... Et nous en avons eu pour 14 euros 90 et quelques cents. Honnêtement, à ce prix-là s'est-on dit, on devrait manger du poisson tous les jours.

Nous sommes rentrées stocker notre poisson au frigo. Je les ai tout de même passés sous l'eau et séchés avec du papier absorbant.

Et puis nous avons cuisiné.

Des pommes de terre nature (j'avais emporté un sac de 2 kilos avec moi - je n'y avais pas encore touché)...

Des chicons (pour ne pas dire des endives)...

Puis j'ai fariné mes filets, en les secouant dans un sac... Et je les ai cuits au beurre -hum- salé. Puis, un peu d'une infusion de fenouil, assez forte, avec laquelle j'ai déglacé la poêle, et puis, j'ai rajouté de la crème épaisse. J'aurais bien fait de la sauce hollandaise, mais tout de même, dans un gîte, c'est un peu compliqué à faire.

Sans oublier les crevettes que nous avons épluchées. Je n'ai pas trop perdu le tour de main. Sauf qu'au début, c'est comme écosser des petits pois, on se demande si on va arriver au bout du tas. J'en ai goûté une ou deux au passage, et j'ai constaté, d'abord que certaines étaient plus grosses que les nôtres, et puis, qu'elles n'étaient pas du tout salées. C'était incomparable. Je les ai ajoutées à la fin de la cuisson du poisson, et nous nous sommes régalées. Quel délice ! Quelle merveille !  Avec un tout tout petit verre de vin (pas trop, pour que je ne m'endorme pas tout l'après-midi), c'était juste ce qu'il fallait.

Et l'après-midi, nous avons fait une promenade absolument inoubliable, dans le Haut-Cotentin, à la pointe de la Hague, autant dire, le bout du monde, et dans le village où Prévert passait ses vacances. Merci à Anémone de m'avoir fait connaître Omonville le Petit...

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la carte gourmande de la Normandie

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la hague mercredi