Demain, c'est lundi, c'est le jour du conte...

"Avant-Hier, j’ai entendu un peu parler  de Bourganeuf et beaucoup de « Poupou » Alors je vais vous dire deux mots de Bourganeuf dont je ne sais pas grand’chose.
D’ailleurs lectrices chéries, je n’ai jamais mis les pieds à Bourganeuf.
J’aimerais néanmoins que vous me racontiez quelque chose qui parle de vélo.
J’espère que ce tableau de Miki de Goodaboom vous inspirera.
"

Hum... Je ne sais pas si le vélo m'inspirera quelque chose...

Miki de Bogadoon

"C'est nous les coureurs

du Tour de Fraaaan-ceeeeu

D'une ville à l'autre

On s'élaaaan-aan-ceuuu

Les gens émerveillés

Nous regardent passer

Cousin Germain!

Cousine Zoé!..."

Voilà ce qui me vient en premier à l'esprit en fait de vélo.

Je pourrais évidemment chanter "A bicyclette", de Yves Montand, c'est beaucoup plus joli... Je ne connais pas l'origine de cette comptine, je ne sais pas si elle existait vraiment ou si c'était une invention maternelle destinée à nous faire avaler les longs comptes-rendus de la course Paris-Roubaix, de la Flèche wallonne, du Giro, du tour d'Espagne (je ne sais pas si ça existe), et du Tour de Gaule chaque été...

Ce furent d'abord des après-midi radio (commentaires de Luc Varenne, décédé), que nous fuyions jusqu'au bois de la Cambre, puis ce furent les comptes-rendus télévisés - mais moins, car les coureurs cyclistes, contrairement aux footballeurs qui jouent souvent le soir (enfin, à la télé!) courent l'après-midi et, l'après-midi, mon père travaillait - sauf le week-end - bien sûr.

Je n'ai trouvé un vague intérêt au cyclisme (très vague) que lorsque Eddy Merckx est devenu champion et a remporté je ne sais combien de Giro's et de Tours de France (sans compter le reste). Disons que c'est tout le pays qui l'encensait, personnellemen, je le trouvais très laid et il parlait très mal. Ca ne s'est pas amélioré quand il a commencé à faire de la pub. Son épouse non plus ne parlait pas super bien quand elle vantait la lessive qu'elle utilisait pour les maillots et les "cyclistes" de son mari. Sujet éminemment intéressant.

Mon fils était aussi fan du Tour de France, sauf qu'il s'endormait régulièrement bien avant la fin de l'étape. Les amateurs du genre ont toujours beaucoup vanté les prises de vue de paysages traversés, mais je trouve que cette réputation est surfaite, on voit surtout les jambes des cyclistes. Et leurs casques. Et le public. Et la caravane publicitaire. Bref.

***

En plus, j'ai beaucoup renâclé avant d'apprendre à rouler en vélo.

N'ayant pas eu de stabilisateurs, étant petite, j'ai dû me lancer tout de suite. Chaque séjour à la mer donnait lieu à des séances éprouvantes de location de vélo, et chaque séance se soldait par un échec. Néanmoins, un beau jour, un dimanche après-midi, lors d'une rencontre avec des scouts, je suis montée sur un vélo et je me suis obstinée. Je suis arrivée à faire une demi-rue sans mettre le pied par terre. Quand je suis partie en vacances à Pâques, à l'Astoria, cette année-là, j'ai loué un vélo à moi toute seule - sans personne pour m'exhorter, ni se décourager - et j'ai poursuivi mon apprentissage. Avec les années, si je n'ai pu tout à fait vaincre ma peur du vélo, je suis néanmoins arrivée à rouler honorablement. A la mer, sur une route nationale, entre Arles et un lycée où ma correspondante arlésienne repassait son bac, et dans le Jura. Où  j'ai d'ailleurs fait ma première et unique chute, qui m'a valu un retour sanglant par le train en Belgique... Mais sans gravité.

C'est un fait que lorsque je suis aux Pays-Bas, pays conçu pour le vélo, je regrette amèrement d'avoir perdu tout ce que j'avais appris, car, hélas, le vélo, ça s'oublie... Enfin, quasi ...................