On n'a même plus un jour pour souffler. 

On n'attend même pas de voir l'effet des mesures à Bruxelles et en Wallonie (tout ferme aujourd'hui). Le couvre-feu commence à 22 heures,  que média et médecins réclament de nouveau un confinement pur et dur, stalinien. Ça veut dire pas de farine de sucre de café de pq dans les grandes surfaces. Impossible de faire des courses.  En avril,  j'allais chez les polonais !  Un comble...

J'ai vu une psy kiné en urgence et elle insiste pour que j'aille dormir au moins une nuit chez mon fils ou chez ma meilleure amie. 

Honnêtement,  je ne sais pas si ce sera possible. 

Je peux évidemment recommencer à redemander une euthanasie,  à la place de ne pas être soignée pour un Covid que je n'ai pas encore.  Je vais le faire,  je l'ai fait pendant des mois... impossible à obtenir. 

Il ne reste alors que le suicide. C'est mathématique. Malheureusement,  pour être réussi,  il doit être violent.  Faut choisir. Mourir de mort violente ou à petit feu.  Parce que je sais que je n'y survivrai pas. Il y a des limites aux forces humaines...

Si je ne veux pas vivre ça jusqu'à l'hypothétique vaccin anti Covid...  dont je n'ai d'ailleurs pas tellement envie.  Je ne verrai quand même plus mon petit-fils.  

Mon fils ne va pas me faire de cadeaux...