Canalblog a fait des siennes pendant tout un temps...

J'ai regardé la 500ème émission de la Grande librairie... J'ai pu admirer ainsi les écrivains de près. Et me faire des remarques vraiment pas très charitables (argh, argh, argh). J'ai noté quelques titres... Que j'aime bien ou que j'ai eu envie de lire. Je vais souvent à la bibliothèque faire des échanges et demander des livres qui, le plus souvent, sont dans la réserve...

J'ai lu des commentaires sur internet (sur le présentateur qui s'en va): "bobo islamo-gauchiste". Un peu réducteur. J'ai parfois regardé des émissions, pas souvent, parce que j'ai de légères idées préconçues en ce qui concerne (l'industrie) du livre, aujourd'hui, mais j'ai quand même vu des choses intéressantes. je n'avais pas remarqué l'islamo-gauchisme du présentateur.

Je suis allée en ville hier, je voulais aller au cinéma des Galeries, (proche du Mokafé, bien sûr! et de Tropismes, faisons d'une pierre trois coups!) mais je suis partie trop tôt pour la séance de 13h45. A 13h45, j'arrivais à Sainte-Catherine. J'ai donc changé de cinéma, et je suis allée au Palace, à la Bourse. Pour cela, je suis sortie à De Brouckère, d'où j'ai eu une vue imprenable sur le piétonnier. Mais il n'est pas mal du tout ce piétonnier! Honnêtement, on ne peut décemment regretter le temps des voitures!

La Bourse (la place de la Bourse) manque néanmoins de charme. Le bâtiment est en chantier, il y a du monde, des joueurs de djembé, du soleil... et du coup, j'étais trop tôt pour la séance de 14h30. Le Palace est un vieux cinéma, construit en 1913 (j'ignorais que l'architecte en était Paul Hamesse, honte sur moi), qui a connu bien des vicissitudes, avant de fermer, puis d'être transformé et modernisé... Je ne sais pas si tous les travaux sont terminés, en tout cas, j'ai monté beaucoup d'escaliers avant d'arriver dans la salle où il y avait quatre personnes en tout et pour tout (dont une qui est arrivée en retard).

Après quoi, je suis retournée dans la fournaise, (relative, compte tenu de ce qu'on a déjà eu et de ce qu'on aura peut-être encore...) à pied, jusqu'au métro sainte-Catherine, avec une vague envie de croquettes de crevettes, mais mon repas m'attendait à la maison et en fait de croquettes, j'ai fait un détour par le Delhaize pour en acheter pour le chat... Je ne recule devant aucun sacrifice

Je suis allée voir Peter Von Kant, de François Ozon. Librement interprété des "Larmes amères de Petra von Kant" (j'aime beaucoup ce titre), que je n'ai jamais vu... Est-ce qu'il est passé à la télé depuis 1972?

Je ne suis jamais autant allée au cinéma que depuis le Covid (La Tour Eiffel, Downton Abbey II, Peter von Kant et je voudrais bien voir Elvis.)  Si on aime Ozon et les histoires d'amours damnées... Et qu'on n'a pas envie d'attendre deux ou trois ans (le temps qu'il arrive à la télé), on peut aller le voir, mais c'est du Ozon, bien sûr, au cinéma, j'avais vu Huit femmes et Swimming Pool. Et à la télé, Potiche, Eté 85, et peut-être d'aures. Un moment, dans le film, Peter von Kant est entouré de sa fille (qui a quatorze ans), de sa mère (Hannah Schygulla) et d'Isabelle Adjani, en star vieillissante, liftée et cocaïnomane... Ca, cela m'a rappelé Huit femmes. Elles n'étaient pas huit, mais visiblement, elles rendaient malade le vieux réalisateur. Personnage assez "chelou", pas très ragoûtant, et pourtant, il n'est pas très âgé (quarante ans dans le film...) mais quand il se balade dans son studio, en peignoir, débraillé, en nu-pieds (à Bruxelles, on dit carrément "des slacches") et avec son verre de gin tonic, euh, euh, bof quoi. Le gros malaise... (du Ozon!)

L'histoire (un huis clos), se déroule dans le studio de l'ex-réalisateur - bien qu'il  réalise toujours, mais on ne s'en rend compte que grâce aux coups de fil qu'il donne et reçoit... En 1972!  Le décor est vintage, j'ai trouvé que la couette sur le lit avait tout de même l'air fort king size (j'ai le souvenir de couettes allemandes ou autrichiennes plutôt petites...)

J'aime beaucoup l'affiche du film.

pathe palade

(c) cinéma Palace

Peter von Kant

pathe palace histoire

(c) Cinéma Palace