En fait...

Ce que je viens chercher ici, c'est le silence... de nos jours, le silence est devenu... un luxe.  D'accord,  rien n'est jamais tout à fait silencieux... mais ça l'est comparé à... Bruxelles.

Le premier soir,  le soir de l'arrivée,  c'est toujours un peu angoissant.  Tout d'un coup, plus de télé, pas de wifi, plus d'autoroute... On défait les bagages,  je fais mon lit... le silence est absolu,  à part celui de notre conversation murmurée,  du radiateur et du frigo.  Mais il y a encore beaucoup de bruit en moi.

Puis vient le silence de l'Ardenne (entrecoupé de fous-rires, aussi...)

Puis ce silence  -  quand on "l'écoute"  à plusieurs,  qui est encore mieux.  C'est un moment unique,  et toujours trop court, beaucoup trop court... je pense particulièrement à ce moment de silence,  à la fin des vêpres... tout s'arrête,  chacun.e est debout ou assis.e.  Et on écoute juste ce qu'il y a à l'intérieur de soi. Au plus profond de soi.

Mes mâchoires se décrispent lentement... mon mal de tête s'évapore,  le silence de la nuit devient complice. 

Je vais bien.  Et je suis dans la gratitude pour tout ce que je vis depuis un.an... ou deux... ou plus...

Malgré les petits et - parfois - grands tracas de la vie de tous les jours...

Lavacherie

Feuilles craquantes

Beauplateau

Le clocher en réfection