Variations de regard

17 avril 2019

Et après ?

Après, nous savons d'expérience qu'on reconstruit.

Après le bombardement de Bruxelles, tout s'est reconstruit - je ne sais comment - en cinq ans. Et chacun s'accorde à dire que la Grand-Place de Bruxelles est une des plus belles places au monde. Que cela encourage les Français à y croire o;) (même s'il faudra plus que cinq ans pour la cathédrale Notre-Dame du XXIème siècle).

Désolée, mais je ne sais pas quels capitalistes du XVIIIème siècle ont financé cette reconstruction o;)

***

Dès le lendemain, j'ai relevé des remarques discordantes. Les thèses complotistes... Le net regorge de personnes qui auraient été enchantées qu'il se fût agi d'un incendie criminel... Certains illuminés le voyaient même à l'oscillation de leur pendule... Authentique! Et puis, il y a tous ceux qui ont commencé à se moquer. Le trésor de Notre-Dame, la "Couronne d'épines", "le" morceau "rapporté" de la "vraie" croix du Christ par Louis XI. Et la tunique de Louis XI. On peut penser ce qu'on veut de cette couronne d'épines, mais si les Parisiens y tiennent?

Les moqueries en entendant Stéphane Bern pleurer - en voyant les gens chanter et prier - ont commencé à fuser. Evidemment, je ne pleure pas, et je ne prierais jamais tout haut en public. Sauf peut-être dans certaines circonstances... Où il n'y a peut-être plus rien d'autre à faire. Comment le savoir?

Et puis les feintes, les pavés photoshop avec la silhouette de Victor Hugo en train de penser et n'importe quelle maxime à la Facebook accolée à ça. Et puis tout d'un coup - tout le monde qui se met à publier les mêmes photos du Yemen. Je ne savais vraiment pas, avant la journée d'hier, que le Net (intellos de "gauche", activistes divers et "Ménagères de 50 ans et plus") s'émouvait des destructions au Yemen. Je suis désolée, mais je n'y crois pas.

Et puis les partages d'articles d'intellectuels "professionnels", qui vous balancent des théories à tout bout de champ. Bourdieu à l'appui. Avec des concepts en langage "globbish" s'il le faut. Pour critiquer les medias. Evidemment, comme l'a très justement souligné Célestine dans son article, "Mitigée et perplexe", on connaît le processus d'entretien de l'émotion générale face à des événements aussi divers que des attentats, d'un tremblement de terre à Haïti, de la mort des chanteurs célèbres et autres vedettes... Et le tourisme qui suit les catastrophes. Tout un soufflé qui va retomber - petit à petit.

Et puis, il faut quand même qu'ils se réveillent. Les anti-cléricaux et ceux qui se vantent d'être athées... Ceux qui préfèrent les animaux aux "pierres". (Seigneur! Les pigeons qui n'ont plus de quoi loger...) Des tas de pierres. Voilà ce que représente le patrimoine de l'humanité aux yeux du tout-venant: des cailloux. Ne parlons même pas du bois millénaire de la Forêt, qui a disparu en fumée. Ils pourraient pleurer les arbres, ils s'en foutent. Et c'est reparti: les gilets jaunes, ceux qui n'ont pas à manger, les SDF, les migrants, (tiens? Je croyais que c'étaent des membres de l'E.I. qui vont noyauter l'Europe?) Les chômeurs (tiens? Je croyais qu'ils étaient tous paresseux?)  Quant aux SDF et "aux enfants qui meurent de faim", on les sort de leur placard à heure et à temps, quand il faut dégoiser sur le Net, mais ça n'a jamais empêché personne de partir en vacances.

Sauf ceux qui n'en ont pas les moyens.

Je ne me fais pas plus sainte que je ne le suis. Je ne cours pas en permanence avec le Yemen en tête. Mais j'ai milité pour la paix. En son temps. Ca m'a même valu de sérieux ennuis à mon ancien boulot... Se prononcer contre l'intervention de l'Otan en Irak, en 2003, c'était trop. Etre de gauche, c'était trop. Et dire qu'aujourd'hui, peut-être ne le suis-je plus assez?

Et puis, je ne "bouffe pas du curé". Pourtant, je pourrais le faire. Il y a d'ailleurs des choses que je ne puis tolérer. Et l'actualité se charge, malheureusement, de nous le rappeler. J'aurais pu être anti-cléricale. Mais ayant été confrontée aux attaques anti-cléricales depuis mon adolescence, je ne les supporte pas plus que les exactions et les guerres de religion.

Il ne me reste qu'une chose à faire, ne plus lire les publications facebook de ceux qui me mettront inévitablement en colère. Mais j'en ai marre. J'en ai marre de devoir cacher ce que je suis pour ne pas devoir être insultée, même si je ne sais pas ce que je suis. J'en ai marre qu'on me traite de "caricature de la féministe laïcarde de gauche post mai 68" - ou de "réactionnaire". Ou qu'on se fiche de moi parce que j'aime aller à Hurtebise - dans un monastère de bénédictines. Qu'on me demande comment mon ex-mari peut vivre dans un pays totalitaire comme la Chine. Qu'on me dise que mon fils ne peut être que de droite, puisque son père était de droite...

J'en ai marre des étiquettes, des attaques et des donneurs de leçons. Voilà pourquoi, sur mon compte facebook, je m'échine à ne poster que des photos de fleurs, de villes, de marches Adeps, de fouilles archéologiques, de voyages, des tableaux, des pages de Gallica BNF, un tout petit échantillon de ce qui est beau, pour contrer cette humanité de misère.

Et puis je me dis, cesse de t'énerver, calme-toi. Le jeu n'en vaut pas la chandelle. Tout cela va passer.

Dans la vie, il y a des choses plus importantes que tout cela.

de pont marlene dumas 2

Marlène DUMAS - De Pont museum - Pays-Bas

le gardien du temps

Le Louvre Lens - Le "gardien du Temps"

Le Louvre Lens

Le Louvre - Lens - octobre novembre 2012

Posté par quartzrose à 23:20 - - Commentaires [15] - Permalien [#]

Patrimoine de l'humanité...

=> Samuel BARBER, Agnus Dei. <=

Lundi soir, comme tout le monde,  je le pense, j'étais atterrée devant mon poste de télévision. Les images de Notre-Dame de Paris en flammes se dévidaient, sans qu'on sût quand ni comment cela finirait. Bien sûr, des pensées sans mots, et tant d'images et d'ombres passaient et repassaient dans mon esprit...

Ma dernière visite à la cathédrale de Paris, en mars 2002. Avec la Rose - c'était notre premier petit city-trip et on découvrait qu'on s'entendait bien - pour visiter une ville. Musée Rodin, musée Dapper, quartier du Marais, où je voulais tellement me promener, Institut du Monde arabe et la cathédrale que nous avons visitée. Le choeur des chantres, "la maîtrise de Notre-Dame de Paris" traversait la cathédrale. Les jeunes portaient de longues aubes bleues. Le bleu Klein dirais-je, en plus clair peut-être, moins dense. Il paraît - c'est la Rose qui me l'a rappelé, que j'ai émis le désir d'assister à la messe, pendant qu'elle se promènerait à l'extérieur. Amusant. En même temps, j'avais une carte de presse, en tant que journaliste associative pour la laïcité o;)

Etrange week-end... Premier week-end heureux à Paris, depuis longtemps. A l'aube d'une vie totalement nouvelle et inconnue. 

maîtrise de notre dame de Paris

Je voyais des images de mes livres d'enfant, le mariage de Marie Stuart à Notre-Dame. Pourquoi Marie Stuart? Je pensais à ce que cela représentait pour les Parisiens. Je pensais à Berthe Bernage, dont on peut sourire, mais qui aimait passionnément sa ville. Et qui décrivait - parfois, l'arc de Triomphe ou la cathédrale de Paris ou la Basilique de Montmartre. Et je ne parle même pas ici de mon premier voyage à Paris, à douze ans, le week-end du 21 juillet 1970... Avec mon frère et mes parents. Nous logions à l'hôtel Proust, rue des Martyrs, et nous avons vu l'essentiel de ce qu'il y avait à voir à Paris, pour un premier voyage ...

A douze ans, on commence à vibrer face à ce qui est beau et qui vous fait rêver depuis si longtemps. Personne ne peut imaginer ce que Paris représentait à mes yeux.

***

Je pensais aussi à nos incendies à nous. Le tragique incendie du grand magasin de l'Innovation, en mai 1967 (plus de 200 morts et blessés) - comment ne pas y penser?

Je pensais à l'incendie du centre de Bruxelles, en août 1695, (1) tout le centre, depuis les actuels boulevards jusqu'à la Grand-Place et certainement ce qu'on appelle aujourd'hui le carrefour Agora, bombardé par Louis XIV et le maréchal de Villeroy. Trois jours et deux nuits de flammes... Pour une opération militaire sans intérêt stratégique. Aux alentours du 15 août. Il faisait une chaleur d'enfer - exceptionnelle - et seul, un orage diluvien a permis d'éteindre tous les foyers d'incendie. La Grand Place était complètement détruite - sauf le beffroi de l'hôtel de Ville, de Jan Van Ruysbroek, grandement endommagé. Sans compter les pertes patrimoniales dont Bruxelles ne s'est jamais remise.

Bruxelles 1695

Je pensais à l'incendie - accidentel - du Vieux Palais de Bruxelles, en février 1731, un palais connu dans l'Europe entière, vanté par les plus grands artistes de la Renaissance, célèbre pour sa Magna Aula, sa grande chapelle, ses tapisseries, meubles, tableaux... Tout cela parti en fumée.

Je pensais aussi à Reims, bien sûr, à Coventry, - comment ne pas penser au Blitz? - et je regardais la flèche de Notre-Dame s'écrouler. Vers 22 heures et quelque, 23 heures, j'ai su - comme d'autres amis consternés - que la structure de la cathédrale était sauve, mais je savais aussi que cela ne lui garantirait pas un avenir radieux. Nous avons - tristement - l'expérience des grands incendies et de leurs conséquences...

Et je ne parle même pas du grand incendie de Londres, ni de celui de Moscou...

*

Ca, c'était lundi soir... Tout le monde était atterré. Tout le monde semblait d'accord pour dire que Français, Européens, toutes religions confondues, avions perdu - pour les uns - et vu se perdre - pour les autres, quelque chose du patrimoine de l'Humanité. Nous savons aussi que rien n'est immuable... La bibliothèque d'Alexandrie, les sept merveilles du monde, de tout cela, que reste-t-il?

Lundi soir, oui, tout le monde était d'accord - même les athées et les agnostiques - pour dire que c'était une perte incommensurable.

*

(1) Les Français bombardèrent Bruxelles, qui ne présentait pourtant aucun intérêt stratégique. Le désastre s’éternisa du 13 août à sept heures du soir au 15 août dans l’après-midi. L’armée française disposait de 12 canons de 24 livres et de 25 mortiers, de 4 000 boulets, 5 000 bombes et 6 000 fusées, de la poudre à canon en abondance, de 20 000 balles en plomb, 4 200 mèches et 2 000 grenades. Dans les faits, 2 000 à 3 800 bombes et autant de boulets furent utilisés. 4 000 maisons du centre furent détruites, dont celles de la Grand-Place; de l’Hôtel de Ville, seule la tour resta intacte; 16 églises et couvents disparurent dans les flammes; pratiquement tous les monuments civils et religieux furent au moins endommagés. Les dégâts sont estimés, selon les sources, à une somme variant de 20 et 50 millions de florins. Des trésors artistiques, d’une valeur inestimable, comme des tableaux de Roger de la Pasture et de Rubens, des tapisseries splendides, et autres joyaux, ainsi que la plupart des archives de la Ville et de quantité de particuliers, furent irrémédiablement perdus.

Posté par quartzrose à 22:17 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
14 avril 2019

Brèves...

Section de recherches : j'adore quand le capitaine, toujours malheureux en amour, qui après Leslie, se découvre un fils inconnu... Se lance dans des poursuites en voiture, tandis que Lucas, le gros baraqué, tout aussi malchanceux en amour (presque comme Michel Blanc dans les Bronzés, il va toujours conclure, mais il n'y arrive pas!) court comme un dératé.

Mariés au premier regard : oui, j'ai regardé ça (certains épisodes seulement, et en zappant sur les longueurs). Je me suis bien marrée, non, pas mariée, maRRée. Surtout quand on a affaire à une saison belgo-belge, avec des candidats bien de chez nous, un cran au-dessus de l'Amour est dans le pré, quand même... Imaginez ! Des milliers de candidats remplissent des tests pour qu'on trouve - sur la base de connées concrètes et de tests psychologiques - leur partenaire idéal. S'il y a une compatibilité de plus de 75% jusqu'à parfois 85%, on va les marier - sans qu'ils se soient jamais vus au préalable... Ils vont même jusqu'à respirer le tee-shirt des candidats du sexe opposé - un tee-shirt porté une nuit entière.

On annonce la nouvelle à la fiancée... On recueille ses impressions... Elle prévient ses amies, sa famille. Puis elle s'achète sa robe (toujours avec des bustiers qui compriment horriblement la poitrine et le dos), des montagnes de blancs d'oeufs battus en neige, bref, des horreurs.

Commençons par ce qui est le moins laid:

encore classique

Ceci peut encore aller.

robe de mariee pierre cardin

Ceci m'aurait plutôt convenu... (Pierre Cardin 1970).

et encore, c'est une robe signée Vera Wang (une styliste).

Pfff... Mais elle, elle peut se le permettre. Par contre le marié... Bof.

***

Idem pour le marié, qui lui s'achète un costume.

Le jour J, les familles entrent à la maison communale, celle du marié puis de la mariée, puis le marié arrive et entre, et enfin la future mariée, avec son père... Là-dessus, on a la pub... Question de mettre un peu de suspense... Puis elle ouvre la porte, entre, et c'est l'échange des promesses et des alliances. Cette saison-ci, deux couples sur quatre sont très vite tombés amoureux.

Ensuite, le couple part en limousine faire des photos sous le ciel gris. Puis ils vont faire la fête dans un château. Ils ouvrent le bal... Tout à fait comme dans le film "Pièce montée". Sans les fantaisies du film, naturellement.

Puis, ils vont passer leur nuit de noces dans un grand hôtel. Bon. On ne reste quand même pas dans la chambre, mais on assiste à leur petit-déjeuner et à la crise d'angoisse d'un des jeunes mariés.

Enfin, ils partent en lune de miel et là, ça passe ou ça casse. En général, c'est là que je zappe parce que je trouve ça un peu nul et longuet.

Ils rentrent au pays et organisent leur vie tant bien que mal, ou alors, ça casse définitivement.

Les psys, sexologues et conseillers interviennent quand le couple dérape. A la fin de l'expérience, les mariés ont un rendez-vous auprès de l'équipe de psys et déclarent s'ils restent ensemble ou se séparent. Lors d'une saison précédente, un couple avait décidé de divorcer, de vivre ensemble, puis, éventuellement, de se remarier (mais entre soi).

C'est la grande mode : les séries policières... Les télé-réalités autour du mariage, de la bouffe, de la pâtisserie, des concours de cuisine, des repas presque parfaits, des hôtels de charme, des "Recherche appartement et/ou maison", etc. etc.

Sérieusement, je ne regarde pas que cela. J'ai encore quelques films à regarder... Et j'enregistre des documentaires (Modigliani et Soutine, Frida Kahlo et Diego Rivera, Apollinaire, etc.)

Posté par quartzrose à 19:15 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

Myriam Catalany, le Règne de Cendrillon

C'était parmi mes romans préférés de La Semaine de Suzette.

Je n'en garde que des souvenirs partiels...

Cela se passe dans un royaume imaginaire - j'ai retrouvé son nom: l'Eurythmie... Au XVIIème siècle.

Deux soeurs - ou deux demi-soeurs. Une brune, Alaynie, qui devient duchesse de Feuillêtre (et mère d'une petite fille - une des héroïnes), une blonde, favorite de leur père, Rose (?) qui se marie avec le futur roi. Les circonstances "merveilleuses" de leur rencontre l'ont fait surnommer Cendrillon. Elle a deux enfants, un fils, le prince Didier, et une fille, Elyette (blonde comme sa mère).

Un certain nombre de personnages évolue dans les deux mondes. Un vicomte Aydat de la Baume Cornillane, ami du prince... Des gentilshommes. Tous dévoués au couple royal.

Par contre, la duchesse de Feuillêtre, très jalouse de sa demi-soeur, a, après son veuvage, hébergé un triste sire, le sire d'Almenèches, grand, maigre, (roux? Qu'est-ce qu'on a contre la couleur rousse?), issu d'une famille de régicides. Je ne sais plus ce qui provoque cette rage de tuer tous les membres de la famille royale, probablement une condamnation lointaine, juste ou injuste. Le sire d'Almenèches manipule la duchesse de Feuillêtre pour entretenir sa haine envers la famille royale (qui est sa famille, soeur, beau-frère et neveu et nièce).

Le sire d'Almenèches a un fils, Brice - qui meurt au début du roman en attentant à la vie d'un des membres de la famille royale (mais il se trompe et c'est un ambassadeur qu'il blesse). Et une fille, Andancette. Profitant d'une partie de chasse du prince, Almenèches organise l'enlèvement de l'héritier royal avec la complicité d'Andancette. Et il emmène l'adolescent au château de Feuillêtre. La duchesse, (puis sa fille, Viviane, dite Viane), découvre son neveu, malade, et Viane découvre son cousin qu'elle adore. Je ne me souviens plus si le duc d'Almenèches veut négocier une rançon, ou carrément tuer le prince héritier, en tout cas, il est furieux sur la duchesse de Feuillêtre qui protège son neveu nuit et jour. Tant elle craint pour sa vie. Et malgré elle, elle s'attache au jeune homme.

Pendant ce temps, les amis du prince héritier - dont Aydat de la Baume Cornillane - déguisés en baladins, recherchent le prince, et finissent par trouver où il est retenu prisonnier. Ils vont organiser son évasion. D'autre part, je ne sais plus comment Andancette d'Almenèches, séduite par le jeune prince, et finalement révoltée par la cruauté de son père, décide de l'aider à s'échapper... Une nuit, elle aide le prince à s'évader, mais son père les surveille et abat sa propre fille - par erreur.

Le prince rentre chez lui et on pourrait croire que tout est bien qui finit bien, mais non, car le sire d'Almenèches est arrêté et mis en jugement. Pour se défendre, il accuse la duchesse de Feuillêtre d'avoir organisé l'enlèvement, et voulu attenter à la vie de son neveu, ce qui crucifie littéralement la reine. La duchesse est arrêtée à son tour et mise en jugement.

Il faudra l'audace et le courage de Viane de Feuillêtre, qui part à la recherche du journal du sire d'Almenèches, à travers tout le château, et qui met la main sur le précieux document, dans une cachette de la chambre du "méchant", pour découvrir, noir sur blanc, une note du régicide qui innocente la duchesse. Il fulmine parce qu'elle protège son neveu et lui interdit l'accès à la chambre.

Courageusement, la petite fille va à la Cour, se présente et remet le Journal au tribunal. La reine, qui avait décidé de se retirer dans un couvent est soulagée... Les deux soeurs tombent dans les bras l'une de l'autre.

Le sire d'Almenèches est jugé et enfermé dans une forteresse (ou exécuté), et tout est enfin bien qui finit bien.

C'était aussi merveilleusement illustré, ce qui m'a inspiré à mon tour énormément de dessins...

le règne de Cendrillon - pages centrales

Le règne de Cendrillon

Posté par quartzrose à 18:23 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :
10 avril 2019

De tout et de rien...

La dernière fois que je pensais à mon blog, j'ai pensé au texte pour le devoir de Lakévio...

Et puis, je ne sais plus ce que j'ai fait samedi, et dimanche, je suis allée voir mon fils...

Et lundi, je suis allée à une réunion... Puis j'ai fait des courses, en allant plus loin que la station de métro la plus proche! Je n'étais plus allée si loin (à pied!) depuis longtemps. Je ne suis pourtant pas agoraphobe... J'ai tant couru dans mon quartier!

Mardi, c'est-à-dire hier, je ne m'appesantirai pas, si ce n'est que malgré mes tremblements et le mal de tête qui a suivi tout ça, je suis "contente" d'avoir fait tout ce que je devais faire, administrativement parlant. Reste à voir ce que ça va donner... De temps en temps, je râle sur l'immeuble, sur l'Assemblée générale, sur la porte des parkings qui ne ferme pas, est trouée et bat encore entre 22 heures et minuit... Sur les rats, les souris et les cafards... Sur les arbres qu'on abat. Sur le monde qui change. Sur le syndic, etc. etc.

Il faut vraiment que je prenne un café avec un petit quelque chose. J'ai retrouvé une mignonnette oubliée.

Tout à l'heure, je vais aller à l'inauguration de ma grande surface préférée, pour laquelle j'ai reçu une invitation.

Tout en me baladant dans le quartier, je photographie des arbres en fleurs.

Sinon, je ne fais pas grand-chose d'intéressant, je ne lis pas grand-chose d'intéressant, et je ne regarde pas grand-chose d'intéressant à la télé - sauf de temps en temps, Retour aux sources. Une émission historique. J'enregistre beaucoup et je regarde après, ce qui me permet de passer en triple vitesse sur la pub pour les dentifrices, la colle des appareils dentaires, et les appareils pour faire tourner les jambes des vieilles comme moi. Rhumatismes, diabète, veines et cie.

En tout cas, hier soir, je me suis carrément endormie devant le capitaine Marleau enquêtant en Côte d'Opale - puisque j'aime bien la Côte d'Opale. J'avais lu un article où l'on disait du bien de cette série.

Je suis un peu allergique à son chapeau à oreillettes - sa chapka. Mais il paraît qu'elle joue chaque fois avec un acteur ou une actrice connus et que parfois, elle parle ch'ti. Je ne suis pas convaincue. Il paraîtrait que c'est un Columbo féminin et français, mais je ne trouve pas vraiment... Bien que - quand on a vu un Columbo, on les a tous vus.

Bon, évidemment, je me suis réveillée à minuit, l'enregistrement était fini depuis longtemps... Et je suis allée lire au lit en espérant m'endormir.

La dernière fois que j'ai pensé à mon blog, aussi, j'avais décidé d'écrire quelque chose sur le Capitaine Fracasse (le roman de Théophile Gautier). Mais c'est reporté à plus tard.

En tout cas, dès que l'expert sera venu, je pourrai achever de déblayer ma cave (malheureusement, les conteneurs pour les encombrants sont partis!) donner un coup de peinture aux murs, essayer de mettre un plexi devant l'ouverture qui donne sur l'emplacement des poubelles - qui passent le lundi et le jeudi... Soir. Je ne sais pas ce que je vais y entreposer. Enfin. Il faut d'abord que je la vide. J'en ai marre des planches qui l'encombrent.

Mon fils me suggérait d'y taper des caisses de vieilles revues informatiques de son père, rien que pour embêter les cambrioleurs éventuels. J'ai dit que je n'étais pas chaude, en cas d'incendie... Ou d'inondation...

Il y a déjà une caisse de mon dossier pédagogique "Images de la Citoyenneté au féminin", de 2002, qui pourrit dans ma cave et peut-être celle de mon ancien employeur. Ca n'a jamais été "commercialisé". Et d'ailleurs, le chapitre sur la violence contre les femmes avait été censuré par mes "chefs". Qui trouvaient que cela faisait trop "plaidoyer contre des hommes". Evidemment, le sous-chef était caractériel (pas le directeur, c'était juste un psy dont les parents étaient deux anciens profs de français o;) - le sous-chef a d'ailleurs été viré quelques années après (avoir été désigné "adjoint à la Direction, morte de rire...)

Bon, postons quelques photos de fleurs, cela ne mange pas de pain... Et j'ai fait de mon mieux.

Japonisant - cerisier à fleurs blanches

Japonisant...

Le cerisier du Japon

Idem

Je les aime. Un peu. Beaucoup. Tendrement. Passionnément.

Jusqu'aux plus modestes...

les plus modestes

Posté par quartzrose à 17:09 - - Commentaires [10] - Permalien [#]

09 avril 2019

L'art de la perte.

Ce matin, Bruxelles Propreté et la commune organisaient une collecte des encombrants. La Rose est venue m'aider... Nous étions en train de liquider des vieilleries quand j'ai dit que j'allais faire un tour dans ma cave pour vérifier s'il n'y avait pas des choses à jeter ... J'étais hésitante quant au chevalet (de peintre - pas un instrument de torture), de mon ex-mari...

Il y avait une étagère avec des caisses et mes jouets d'enfant que j'avais emballés... Et que je voulais remonter et ranger (c'est pour cela que je devais faire de la place)... Mais il fallait tout nettoyer, car il  y a eu de la poussière, des araignées, des cafards, des rats et des souris. Et je demandais de l'aide, eh bien voilà...

Eh  bien voilà, je ne devrai plus rien faire. La cave a été cambriolée et tout a été volé. Il ne reste qu'une étagère cassée, un rouleau de plastique, mon dossier pédagogique dont personne n'a voulu (mdr) ................ Ah oui, et des planches dont je voudrais bien être débarrassée.

Même le chevalet de mon ex-mari a été volé. Incroyable ça. Ca devait les déranger. Peut-être qu'il est dans un dépôt sauvage, quelque part dans le quartier et tout le reste en route pour ben, pour chais pas où.

Plus de crêche, la serrure éclatée, le chambranle branlant...

Ma collection de Barbie. Ca va faire la joie des féministes qui honnissaient Barbie (moi je n'aimais pas les poupons aux yeux inexpressifs). Deux poupées, oui, quand même...

les yeux de la victime du feuilleton policier

Une dînette... Des camions Matchbox, des décorations de noël enfin, tout quoi.  Ca va faire la joie des revendeurs aussi. Entre 50 et 600 euros sur internet...

Il y a des années, j'avais dit à ma mère que je voulais donner mes jouets au musée du Jouet. Elle n'a pas voulu. Il y a bien 25 ans. J'ai donné une maison de poupée à une de mes nièces... L'armoire de cuisine et la garde-robe ont disparu quand on a vidé l'appartement de mon père. Le reste vient d'être volé.

C'est bête quand même...  Enfin, ça pourrait être pire ! Quand on retrouve son appartement ou sa maison cambriolés, avec des châssis de fenêtre ou des portes détruit.es - des souvenirs perdus... Et puis bon, personne, n'est mort. Sauf mes parents, mon enfance, mon adolescence, ma tante, ma première belle-soeur... Moi qui suis déjà si nostalgique ! Et qui fais tant d'efforts pour ne plus l'être.

No race, just diversity

Skipper

Ceci dit, je reconnais que leurs yeux ne sont pas fantastiquement expressifs.

Lego

Lego

Catalogue

Posté par quartzrose à 16:46 - - Commentaires [12] - Permalien [#]

L’Art – Elizabeth Bishop

Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître ;
tant de choses semblent si pleines d’envie
d’être perdues que leur perte n’est pas un désastre.

Perds chaque jour quelque chose. L’affolement de perdre
tes clés, accepte-le, et l’heure gâchée qui suit.
Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître.

Puis entraîne toi, va plus vite, il faut étendre
tes pertes : aux endroits, aux noms, au lieu où tu fis
le projet d’aller. Rien là qui soit un désastre.

J’ai perdu la montre de ma mère. La dernière
ou l’avant-dernière de trois maisons aimées : partie !
Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître.

J’ai perdu deux villes, de jolies villes. Et, plus vastes,
des royaumes que j’avais, deux rivières, tout un pays.
Ils me manquent, mais il n’y eut pas là de désastre.

Même en te perdant (la voix qui plaisante, un geste
que j’aime) je n’aurai pas menti. A l’évidence, oui,
dans l’art de perdre il n’est pas trop dur d’être maître
même si il y a là comme (écris-le !) comme un désastre.

***

papamamanmilitaire

***

Elizabeth Bishop, Géographie III, 

traduction de Alix Cléo Roubaud, Linda Orr et Claude Mouchard

Posté par quartzrose à 16:11 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
04 avril 2019

Qu'est-ce que je vais écrire?

"On est jeudi. C'est le jour du cours du soir. Qu'est-ce que je vais faire ce soir? Pour le moment, nous jouons avec des origamis. Je me retrouve avec un tas de papiers pliés, dont je me demande ce que je vais faire... D'autant qu'une face est blanche (donc pas terrible) et l'autre, illustrée. Après ça, on doit réaliser des cyanotypes, et c'est compliqué, très compliqué, beaucoup de cuisine, pour un résultat entre deux. Je n'ai rien de bien extraordinaire à raconter.

Je ne sais pas si ce que je lis (ou relis) et très intéressant. Ni ce que je regarde à la télé.

Normalement, je vois mon fils dimanche... Un de ses amis datant de l'école de traduction est papa depuis hier. Tout ce jeune monde pousse, pousse... "

***

D'autre part, je suis abonnée à une page "Bruxelles Patrimoine", et là, pour le moment, il se passe quelque chose d'intéressant. Voire d'extraordinaire.

Au centre-ville, on a démoli l'ancien parking 58, un avatar de la spéculation immobilière des années 50... Un de ces parkings en hauteur, construits à la veille de l'Expo 58, en lieu et place des anciennes Halles de Bruxelles (à l'architecture typique de fer et de verre du XIXème). On va y construire le nouveau Centre administratif de Bruxelles. Pour le moment, le chantier est interrompu, - ou déplacé - parce qu'en creusant le sous-sol limoneux, on a commencé à trouver des objets du Moyen Age, enfouis dans les sables et la marne de l'ancien lit de la Senne.

Des morceaux de chaussures, voire des chaussures entièrement conservées, une nasse de pêcheur (qui est partie aux Pays-Bas pour être restaurée), des tessons de poterie, des poteries parfaitement conservées, un morceau de quai en pierres et des pieux en bois de la Senne... Un mortier, une chaussure d'enfant (6-7 ans) quasiment intacte, un crâne de cheval et aujourd'hui, une deuxième nasse. La plupart des objets semble remonter aux XIVème - XVème siècles.

Il n'était pas prévu d'interrompre le chantier, tout devait être recouvert, mais heureusement, les archéologues ont obtenu de pouvoir poursuivre les fouilles et en creusant un peu plus, on a trouvé des choses extraordinaires. Voir article (lien) bon, c'est la D.H. (Dernière Heure), journal que je n'ai jamais lu, mais soit.

Bruxelles Patrimoine: "les objets seront restaurés par notre laboratoire archéologique, ensuite étudiés par les archéologues en charge du chantier; les spécialistes quant à eux analyseront les nombreux échantillons qui sont pris sur chantier. Ensuite un rapport illustré intégrant les différentes analyses sera publié dans la série Archéologie à Bruxelles, téléchargeable gratuitement sur notre site internet Patrimoine.brussels."

Voilà des petites choses qui ont le pouvoir de me "transporter" ................................

Dans ce passé mystérieux et mythique d'une ville qui ne ressemble plus du tout à ce qu'elle a été il y a 50 ans, un siècle, voire plus.

J'engage fortement ceux et celles qui s'intéressent à l'archéologie et à l'histoire de Bruxelles et qui sont sur facebook à aller sur la page du Patrimoine de Bruxelles (Bruxelles Patrimoine). Ou sur le site internet.

vue depuis le sommet du parking 58 il y a quelques années

vue depuis la terrasse du parking 58, il y a quelques années.

***

Les photos ci-après sont (c) Bruxelles Patrimoine - Journal intime du Parking 58.

53488037_1109362695911970_1668099979903762432_n

chaussure en cuir du XVème siècle (pointure d'un pied d'enfant probablement de 6-7 ans)

54410702_1114111265437113_383531706130366464_n

peigne

55521073_1122404871274419_7065170534190809088_n

mise au jour d'une cruche

54799456_1121122568069316_510060154180337664_n

mortier

53632170_1113263632188543_5442271876736876544_n

emballage de la nasse pour la pêche avant départ pour restauration (aux Pays Bas).

53080076_1108733719308201_7660854117002117120_n

découverte de la nasse de pêche au début du chantier.

52932937_1112829942231912_3518099791957458944_n

pieux en bois

53634250_1113550712159835_3977469711318253568_n

petite pièce de décoration provenant probablement d'un harnais.

5ca49225d8ad58747765d61d

un crâne de cheval, qui fait se poser des questions à beaucoup de personnes...

Comment a-t-il atterri là? Et de quand date-t-il ?

Posté par quartzrose à 13:33 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
30 mars 2019

La télé des années 69-70...

Hier, je parcourais le menu de la télé, et j'ai vu que la rtbf 3 diffusait d'anciennes émissions de 1969 en noir et blanc. Les archives SONUMA.

Il y avait - entre autres - un documentaire sur le nécessaire aménagement et réaménagement des sites miniers, autour de Charleroi et dans le Hainaut... Carreau des mines, tours, terrils. Il me semble me souvenir, dans mon enfance, d'un terril qui avait "bougé" et dont une partie, s'était effondrée sur un village ou une école? Nous allions rarement à Charleroi, mais je trouvais ce paysage de terrils très impressionnant.

Maintenant, je voudrais vraiment visiter un ancien site minier.

Il y avait aussi un ancien épisode de l'émission "Francophonissime" - un jeu sur la langue française (grammaire et vocabulaire, expressions, etc. - quelle époque bénie!) qui a eu son heure de gloire. Y participaient plusieurs pays francophones, les concurrents qui l'emportaient le plus souvent étaient le candidat suisse (dont j'ai oublié le nom) et Paule Herreman (envoyée par la RTB - Radio télévision belge). Ils gagnaient une couronne virtuelle o:)

pherreman_1969_francophonissime1_08

Il y avait encore des concerts télévisés de Catherine Sauvage... Etc.

En 1969, nous n'avions pas la télé, seulement, la radio, le "tourne-disques" et les disques de la Médiathèque que nous louions le samedi... Et le cinéma (où nous allions souvent). Mes parents ont acheté une télé - probablement en 70 ou en 71. D'un côté, j'ai regretté nos soirées autour de la radio, et, en été, dans la cour et au jardin... De l'autre, j'ai découvert le plaisir des films et des feuilletons.

***

Ma première 'folie' a été le feuilleton intitulé "Nanou", qui raconte l'histoire d'une adolescente française, lycéenne, bonne nageuse, remarquée par un entraîneur local, et qui, au fil des épisodes (12 ou 13 je suppose, et d'une demie-heure), va devenir une championne. Je ne me souviens pourtant pas que la natation m'ait passionnée à l'époque (j'avoue que je ne savais pas encore nager, tout en aimant l'eau, la mer et les bassins de natation). Mais j'ai adoré ce feuilleton que j'ai regardé à chaque rediffusion.

Je crois que la transformation du personnage me fascinait. Comment une adolescente rebelle, aimant sortir, amoureuse d'un garçon (puis déçue), victime d'un accident, se transforme du tout au tout et mise tout sur le sport. Pendant ce parcours, elle se coupe les cheveux (après sa déception sentimentale). J'ajoute que je n'avais aucune notion de ce que pouvait être une déception sentimentale. A l'époque, j'avais "flashé" sur Olivier de Funès (je me demande bien pourquoi), probablement après avoir vu "Sur un arbre perché". C'est tout.

Peut-être que je m'identifiais à l'héroïne, je ne sais pas. Je n'avais que treize ans et ne resssemblais pas du tout à cette jeune fille...

Nanou (1)

Françoise Laurent dans le rôle de Nanou.

Parmi les feuilletons que nous avons préférés - et regardés en famille, il y a eu les adaptations littéraires... Ou les feuilletons "historiques",

"La femme en blanc" (d'après William Wilkie Collins), l'hitoire romantique et pleine de rebondissements d'un professeur de dessin (Walter Hartright), enseignant l'aquarelle à deux soeurs, Marian (la brune) et Laura (la blonde).

la femme en blanc 1

la femme en blanc 2

"Thibault chevalier des croisades" (avec André Laurence, qui fut aussi Frédéric Vernet, dans "Les gens de Mogador" - partie II), feuilleton que j'adorais, tout comme j'ai adoré "Quentin Durward" et...

"Le secret de la coupe de cuivre" (l'histoire romancée d'Antonello de Messine, qui va chercher le secret de la peinture à l'huile dans les Flandres)

messina 1

Antonello de Messine, Vierge de l'Annonciation - Palermo, Palazzo Abatellis, Galeria Regionale di Sicilia

antonellodasaliba vierge annonciation

Antonello de Saliba (Messine) - copie

Antonello_da_Messina_Munich

La Vierge de l'Annonciation de Munich.

***

"L'Odyssée", de Franco Rossi. Une réussite totale. Avec Irène Papas. Ici => le dernier épisode sur youtube. J'ai adoré. Malgré l'épisode effrayant du Cyclope.

irene papas

Irène Papas - Pénélope

ulyssse et telemaque a ithaque

Ulysse et Télémaque

antinous

Antinoüs

Il y a eu aussi "La dame de Montsoreau"... Et un feuilleton qui se passe au XVIIIème siècle, "Aurore et Victorien"... Et dont je n'ai pas vu le dernier épisode... Une histoire d'amour entre une jeune aristocrate et le valeureux et jeune régisseur du château. Tout cela me paraît avoir beaucoup vieilli.

Les feuilletons plutôt "familiaux", "Comment épouser un milliardaire" (Louis Velle et Frédérique Hébrard), "Les Saintes chéries", "La demoiselle d'Avignon", (idem), un phénomène qui a dû remporter tous les suffrages, en grande partie grâce à Marthe Keller, parfaite, à Louis Velle, à Bastien, le routier au grand coeur et à quelques autres rôles attendrissants ou amusants.

J'oublie "Adieu mes quinze ans" que j'ai adoré (en feuilleton comme en livre), d'après le roman de Claude Campagne (Jean-Louis et Brigitte Dubreuil). Avec Christian Baltauss et la fille d'un "ponte" de l'ORTF.

Puis...  "Les gens de Mogador" (mais nous étions mitigés)... Les policiers également, "Allô Police" (avec Patrick Préjean). J'essaie de me souvenir. "Le Saint", "Les Brigades du Tigre", quant à "Amicalement vôtre" - ce fut une folie - mes parents aimaient aussi "Les envahisseurs", mais moi non, pas spécialement.

C'étaient des feuilletons pour toute la famille, qu'on attendait avec impatience. Il y avait encore des speakerines à la télé et le feuilleton - en tout cas à la RTB, passait directement après le Journal télévisé. Soit en épisodes d'une heure, d'une demi-heure et parfois d'un quart d'heure, mais c'était plus rare.

J'en oublie certainement ("Les rois maudits"), sans compter tous ceux que je n'ai pas vus, comme "Le jeune Fabre" (les filles de mon école étaient amoureuses de Mehdi El Glaoui), et ceux qui datent des années 60.

22 mars 2019

... Une petite balade ...

Du côté de Saint-Hubert ?

Cette fois, j'aurai de vraies raisons de ne pas faire le devoir de Lakévio pour lundi...

***

Tiens, j'ai ressorti les quelques romans de Patricia Cornwell que j'ai dans ma bibliothèque.

A vrai dire, je n'en ai pas lu beaucoup, en regard de ce qu'elle a publié, depuis le "Dossier Benton", que j'avais en Livre de Poche. Je ne sais plus comment j'ai commencé à lire Patricia Cornwell, ce n'est pas trop mon style de littérature. En vacances à la mer, à l'Astoria, j'étais assise dans le jardin attenant au bar, et je lisais "La griffe du Sud", en buvant un campari soda et en le faisant durer le plus longtemps possible.

Auparavant, j'avais lu "Une peine d'exception" parce qu'il traitait de la peine de mort.

J'avais calé dans "Mort en eaux troubles", qui commençait pourtant bien, et que j'ai à peu près terminé maintenant. Je n'avais pas du tout envie de lire la disparition de Benton Wesley, qui se passe à la fin de "Combustion"? Ou de "Cadavres X"? Mais j'ai appris qu'il refait surface à la fin de "Baton Rouge".

J'ai lu des critiques assez virulentes, et ma foi, en empruntant deux livres à la bibliothèque, j'ai compris pourquoi. "La séquence des corps" appartient encore à la première veine, où Kay Scarpetta raconte elle-même la progression de deux intrigues - et comment elle va se fourrer dans des situations impossibles, ce qui ne me semble pas très logique, pour un médecin expert général. Un médecin légiste autopsie. Surtout qu'elle a du boulot, dans sa morgue. Et puis, elle ne respecte même pas les conseils de prudence que lui souffle Benton Wesley.

Mais elle parvient à sauver son copain Marino - des griffes d'une terrible serial killeuse, et à aider sa nièce Lucy - en la sortant d'un mauvais pas.

L'autre, "Signes suspects", est bizarrement écrit. Au présent de l'indicatif et à la troisième personne. Ce n'est donc plus Kay Scarpetta qui raconte. Elle retourne à Richmond pour les besoins d'une enquête. Les serial killeurs m'ont toujours l'air aussi dangereusement fous. Normalement, je n'aime pas du tout les histoires de serial killeurs, parce qu'il y a beaucoup de meurtres gratuits avant qu'ils ne soient pincés - et encore... Eux aussi reviennent parfois de livre en livre.

Il y a toujours des enquêteurs ou des fonctionnaires pour mettre des bâtons dans les roues de l'enquête... Et il y a toujours des problèmes avec Lucy, la nièce de Kay Scarpetta, qui conçoit des programmes pointus pour le FBI dont elle est un agent. Et dont elle manque régulièrement de se faire renvoyer.

Pete Marino, le flic qui travaille avec Scarpetta, parle toujours aussi vulgairement, boit, mange mal, jure, et dans l'ensemble, le niveau de langue du roman n'est pas très élevé.

Il n'y a que Benton Wesley pour être presque parfait (jusqu'à nouvel ordre).

Peut-être qu'un jour, je pourrai me remettre à lire Donna Leon (j'ai perdu le fil... Et je ne suis pas encore parvenue à le reprendre) - je la trouve largement supérieure à Cornwell (même Paola Brunetti cuisine mieux que Kay Scarpetta... Qui ne mange d'ailleurs pas souvent ses repas!)

Voire Anne Perry, dont j'avais raté quelques épisodes (pour la série Charlotte Pitt)... Et il y a plein de polars en 10/18 que je n'ai pas lus !

Qui pourrait bien incarner Kay Scarpetta au cinéma ? Une actrice anglaise ? J'ai une préférence pour les acteurs et le actrices anglais.es.

Je ne m'y connais pas trop en stars actuelles...

Une des choses que je trouve très perturbantes, dans les best-sellers contemporains, c'est quand il  y a des incohérence de récit... On a l'impression que l'écrivain n'a pas relu ce que ses "nègres" ont écrit, car pour faire de telles erreurs, il faut ne pas avoir écrit ses romans soi-même... Des noms qui changent (même dans des romans français), des morts qui ressuscitent... Et encore d'autres incohérences. Sans doute vaut-il mieux ne pas trop se poser de questions.

Que vais-je prendre comme livres demain ?

charity wakefield

Charity Wakefield (Marianne Dashwood dans la dernière version de "Raison et sentiments")

Posté par quartzrose à 23:16 - - Commentaires [9] - Permalien [#]