Variations de regard

19 août 2019

Le conte du lundi du Goût des autres

Donc, vendredi, le Goût des autres écrit dans son blog:

"Donc, lectrices chéries" (oui, il nous appelle ses lectrices chéries...), vous savez bien que quand on n’est pas sage ou pas attentif, on est puni.
Je suis sûr que vous aimez bien les histoires d’enfant pas sage…
Racontez nous une histoire de pas sage.
"

*** ***

J'ai bien du mal à réunir mes idées pour trouver une histoire d'enfant pas sage dans mes souvenirs... Evidemment, je peux inventer, penser à d'autres enfants de mon entourage, frère, cousins, cousines, amies de classe, enfants rencontrés en vacances, ou à la plaine de eux... Penser à l'enfance de mon propre fils... Je vais me lancer, soyons fantaisistes, ne nous prenons pas trop au sérieux, nous verrons bien ce qu'il en sortira...

metro goût

Ce qui me revient tout d'un coup, ce sont le frasques de mon fils quand nous faisions des courses en ville.

Sa curiosité était et est toujours insondable. Ce fut un garçon capable de faire plusieurs choses à la fois: couché par terre, sur le tapis, dans l'appartement, à regarder la télé, goûter, faire ses devoirs d'une main (des devoirs encore faciles et à moitié faits à l'école d'ailleurs), chipoter à un jouet avec l'autre main, et avec ses pieds, faire bouger tout ce qui se trouvait sur la table du salon.

Il y a une ou deux semaines, invitée à goûter chez lui, pour le "fun", je leur ai apporté un livre sur les prénoms de garçons... 5000 prénoms. Quand les vacances seront finies, et c'est pour bientôt, l'échéance se rapprochera de plus en plus, où je deviendrai grand-mère. Pendant que nous dégustions son crumble aux pommes "doux", délicieux et sûret comme j'aime les desserts, il nous lisait les prénoms les plus hallucinants qui soient. Je riais. La Rose - qui était là - se battait avec ses pommes et souriait - ma belle-fille levait les yeux au ciel. Epaminondas a même fini par sortir. Curieux parce que récemment, je m'étais tellement répété ce nom (venu de quelles profondeurs de ma mémoire?) que j'ai regardé qui était cet Epaminondas. C'était un général thébain, grec, qui se battait contre Sparte, mais ne recevait pas l'aide d'Athènes, bref, il a quand même fini par l'emporter sur les Spartiates. Vieux souvenir de cours d'histoire.

***

Le souvenir le plus drôle (et traumatisant ensemble) que j'aie gardé, c'est un samedi après-midi où nous faisions nos courses dans un GB qui a disparu. C'était celui qui se trouvait au centre-ville, dans le building de l'ancien parking 58 que l'on vient d'abattre pour y construire le futur Centre administratif de Bruxelles... Où l'on a fait des fouilles archéologiques importantes, puisque les anciennes halles de Bruxelles, détruites pour y construire le fameux parking 58, ont été construites sur le lit de la Senne asséchée, voûtée et détournée, et sur un quai d'embarquement (et de débarquement) d'un bras de la rivière. Vieux de plusieurs siècles.

Au rez-de-chaussée de ce GB (qui est devenu Carrefour), il y avait le "non-food" comme on disait alors, et au sous-sol, l'alimentation.

Nous passions dans les rayons avec le caddy, mon fils perché dans l'espace enfant du caddy, - comme le petit frère de Martine dans "Martine fait ses courses"... Et nous étions arrêtés au rayon vaisselle. Il a tendu son petit bras curieux, s'est appuyé à l'étagère du rayon, qui ne devait pas être bien solide, car elle est tombée et la vaisselle a suivi dans la dégringolade, jusqu'à ce que mon mari rattrape le tout et évite à tout le rayon de s'effondrer. J'étais absolument catastrophée, les employées sont arrivées, mon mari a proposé qu'on paie la casse (j'ai manqué m'évanouir à cette idée) et heureusement, elles ont dit que ce n'était pas nécessaire. Tout était bien qui finissait bien.

martine fait ses courses

Nous ne le punissions pas beaucoup. Mon ex-mari était partisan du "coin", j'étais partisan-t-e de la privation de télévision, ce que je trouvais beaucoup plus porteur.

J'ai pensé à cette histoire de vaisselle, d'abord parce que je suis à fond dans les collections de vaisselle Boch, (Keralux, uni, multicolore...) et ensuite parce que moi-même, enfant, j'étais - paraît-il - un jour sur le lit de mes parents, toute petite... Ce lit était proche de la cheminée, sur laquelle je ne sais pas pourquoi, ma mère stockait ses pots de confiture. Fermés avec un couvercle de paraffine. Il paraît que j'ai pris un pot et que je l'ai retourné sur le lit. Par la suite, elle a plutôt misé sur les compotes (la confiture "tenait" difficilement et nous trouvions cela trop sucré).

De même, le dernier jour de nos vacances à Bouillon (dans les Ardennes), quand j'avais sept ans et que nous sommes allés faire nos ultimes achats à la pâtisserie Georges... En voulant chasser les mouches (ou les guêpes?) d'une table où trônaient de magnifiques tartes, j'ai fait tomber la dernière tarte spéciale de la maison, aux abricots, qu'une dame était justement en train d'acheter. La pâtisserie a aussitôt été rebaptisée "pâtisserie Tarte par terre" .................

Mon fils s'est encore illustré dans un magasin de vêtements, rue Neuve, où il avait disparu sous les tourniquets... Et dont il est sorti avec un portefeuille qu'il avait trouvé. Nous avons porté le portefeuille à une caisse. Peut-être a-t-on retrouvé son propriétaire.

Et enfin, dans un magasin de cravates et de foulards proche de la Grand-Place, il a renversé un tourniquet de cravates. J'ai pourtant dû aussi lui seriner le célèbre adage maternel (valable pour les visites des musées et des châteaux) "on regarde avec les yeux, pas avec les mains".

Mais il faut tout de même un certain temps avant de dépasser son envie de regarder avec les mains...

Je me demande même si une vie y suffit !

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18 août 2019

Paul-Jean Toulet

L'autre jour, hier ou avant-hier, je songeais à mes deux voyages scolaires, de troisième latin-grec, en Normandie... Puis de seconde, en Provence. Je réfléchissais au fait que j'avais été bien plus heureuse lors du voyage en Normandie, pour un tas de raisons, et bien moins en Provence, bien que ce fût une région dont j'étais passionnément amoureuse... Depuis un séjour fait à Arles (à l'hôtel du Forum), fin août 1971.

Mais cela n'a rien à voir avec la Provence, bien entendu.

J'ai visité le cimetière - jardin des Alyscamps à plusieurs reprises, bien sûr, jeune ado, avec mes parents, et puis lors de ce fameux voyage scolaire, à dix-sept ans. Est-on sérieux, quand on a dix-sept ans?

Ce devait être la veille de notre retour, un matin, car il y avait marché sur les Lices. Un de nos professeurs accompagnait le groupe mais ne retrouvait pas son chemin. Je lui ai dit que je savais où c'était et qu'il suffisait de me suivre. Elle avait l'air de douter. D'un côté, je n'y étais plus allée depuis trois ans, mais de l'autre, j'avais suffisamment arpenté le coin pour m'en souvenir. J'avais une corresondante qui habitait au chemin du Docteur Zamenhof, à l'entrée d'Arles (en venant de la Nationale 113) et dont les parents étaient négociants en huiles et savons. Son père (provençal), avait épousé une Bruxelloise (anderlechtoise! Eh oui! Ils s'étaient mariés à l'église Saint-Guidon.) Elle habite toujours là-bas. Et moi ici.

Nous sommes bien arrivées au cimetière des Alyscamps. Cela m'a tout d'un coup rappelé Paul-Jean Toulet et ses Contrerimes.

***

Paul-Jean Toulet, né à Pau (Basses-Pyrénées), le 5 juin 1867, et mort à Guéthary (Basses-Pyrénées), le 6 septembre 1920, est un écrivain et poète français.
Et s'il est célèbre pour ses Contrerimes, ainsi que pour ce délicieux poème sur les Alyscamps... Et tant d'autres... Il fut également romancier, auteur de journaux de voyages; de nombreux articles (notamment sous pseudonyme), et épistolier fidèle (correspondance avec Debussy).
Difficile de trouver une représentation satisfaisante des Alyscamps. Je m'en suis tenue au tableau de Vincent Van Gogh... flamboyant mais automnal... alors que mon souvenir des Alyscamps correspond exactement à l'atmosphère rendue par le poème de Toulet, tellement tendre et lumineuse...

En Arles

Dans Arles, où sont les Aliscans,
Quand l’ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,

Prends garde à la douceur des choses.
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton coeur trop lourd;

Et que se taisent les colombes:
Parle tout bas, si c’est d’amour,
Au bord des tombes.

Paul-Jean Toulet. Contrerimes.

Van Gogh, les Alyscamps en automne

***

Toute allégresse a son défaut
Et se brise elle-même.
Si vous voulez que je vous aime;
Ne riez pas trop haut.

C'est à voix basse qu'on enchante
Sous la cendre d'hiver
Ce coeur, pareil au feu couvert,
Qui se consume et chante.

Paul-Jean Toulet, Contrerimes.

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Nora - brève de chat "macchiato"

C'est elle, ma locataire depuis quinze jours, maintenant, la petite Nora, un an... Et quelque... Une "top chatte" comme dit toujours sa propriétaire en titre (je ne suis que "famille d'accueil" en attendant qu'on lui trouve une famille "adoptante")

Il faut dire que j'avais déjà envisagé la possibilité de devenir "famille d'accueil" pour une association bruxelloise, mais le refuge se trouve de l'autre côté de Bruxelles, vraiment très très loin en transports en commun, et un des deux vétérinaires se trouve loin aussi. Je ne me vois pas traversant tout Bruxelles avec des cages et des paniers à chat...

Elle s'est adaptée sans problèmes. Elle est propre. Elle me suit partout, dort avec moi, elle me lèche, ronronne, miaule en émettant ce doux son roulé, si particulier aux chats, j'entends ses petites pattes galoper sur le "parquet" de ma chambre, elle fait parfois son "tour du monde", elle dort SUR "MA" chaise, devant la fenêtre... Alors qu'elle a un fauteuil et une chaise devant la fenêtre (dont j'ai écarté les rideaux, pour la vue)... Et elle dépiaute aussi mon tapis. Brin après brin.

Bref, c'est un chat. Une chatte dite "arlequine", selon Anémone, qui s'y connaît, à trois couleurs, dont du très beau café au lait caramel, avec une pointe de vanille. Bref, une chatte "macchiata" ..............

Et elle adore essayer d'attraper sa queue dans ma baignoire.

Elle doit se croire dans un toboggan de Walibi .........

nora

Nora1

Et ça, c'est tout spécialement pour Jean-Jacques, de "Rêveries"... qui comprendra.

un petit café serré.

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05 août 2019

Le conte du lundi du Goût des autres

Donc, comme le conte du lundi de Lakévio, qui a arrêté son blog, est devenu celui du Goût des autres, voici mon essai de participation à la dernière consigne.

matteo massadrande

Matteo Massandrade

***

Pour Anémone Sauvage.

L'inspecteur de police et son nouvel ami, le nouveau Président Directeur général de la plus importante (et unique) agence immobilière de la Ville se regardèrent. Le policier était passionné par son dossier et son enquête, mais le Directeur se demandait quand et comment on pourrait rendre ce rez-de-chaussée sur cour habitable, si toutefois, c'était envisageable... Et donc, bon à mettre en location.

De plus, le bâtiment avait désormais une réputation sordide. Il entendait le murmure de "l'Innocent" comme il le surnommait, un jeune inspecteur de police "qui en voulait"... Il l'écoutait à peine. Et pourtant, le sujet de ce récit avait défrayé la chronique d'une petite ville de province.

Les hommes de la "Scientifique" avaient débarrassé les lieux depuis belle lurette. Tout avait été ratissé, les techniciens avaient même soigneusement testé le révélateur de sang (c) Bluestar, ce qui avait permis de distinguer et de répertorier énormément de taches de sang, certaines plus anciennes que d'autres. Il faudrait encore déterminer s'il s'agissait de sang humain ou de sang animal. Des carrelages, des morceaux de plâtras, la porte, tout avait été retiré pour être analysé.

En tout cas, le duo de jardiniers avait bel et bien été assassiné. Un crime épouvantablement sadique. Les deux hommes avaient été abattus, soit avant d'être défigurés, soit en même temps qu'ils étaient torturés, seul le médecin légiste avait pu déterminer ce qui avait exactement provoqué la mort des deux hommes.

Surtout que leurs visages avaient été déchiquetés de manière à être rendus méconnaissables. Leur propre matériel de tonte de pelouses: coupe-herbes électriques, scarificateurs, avait servi. Les oreilles sanguinolentes et des morceaux de mains (et d'autres "pièces" du corps masculin que la décence nous empêche de nommer) avaient été enfouis dans les sacs de déchets de jardin, qu'on avait retrouvés dans les broussailles, en aval du fleuve qui baignait la ville. Les corps avaient été ligotés avec des rallonges Basch (c), protections auditives et lunettes de protection brisées en mille morceaux gisaient sur le sol, ordonnées en un monstrueux et méticuleux dessin formé autour des corps aveugles.

L'enquête avait été rondement menée. On évoqua d'abord la possibilité d'un crime homophobe, mais rien, jusqu'à présent, n'indiquait qu'ils eussent été mal vus par la population du quartier. Ils menaient une vie plutôt discrète.

Ces hommes avaient-ils des ennemis? Mais quels ennemis? Un jardinier n'est-il pas un homme paisible par définition?

S'agissait-il d'un attentat écologiste? La ville ne manquait pas de campements, au fond de cours désaffectées bordées de terrains vaguement transformés en potagers urbains. On y avait construit des yourtes et des cabanes, occupées par des militants du bio à tout crin, parfois d'extrême-gauche, et notoirement vegans. Mais ces gens, d'apparence plutôt débonnaire, étaient-ils susceptibles de commettre des attentats visant à protéger la nature sauvage des coupeurs intempestifs?

Parce que désireux de transformer les trop parfaits parcs urbains en taillis sauvages et forêts gourmandes? C'était peu probable. Ces gens-là s'adonnent plutôt à des ateliers inoffensifs, les dimanches et jours de fête, offrant des crêpes sans gluten, de la bière de châtaigne, et entourent les arbres de manteaux en tricot. Ils n'assassinent pas.

Cette piste avait été très vite écartée. Le soir du meurtre, la troupe de militants se trouvait d'ailleurs dans une toute autre région, à occuper pacifiquement des champs de patates. N'empêche, tous ces gens qui voulaient empêcher de construire une prison modèle au milieu du souvenir des pommes de terre, pour y enfermer migrants, illégaux et revendeurs de hasch, restaient tout de même suspects. Si pas aux yeux de la police, aux yeux de Monsieur et Madame Tout le monde.

On avait bien fait état de riverains, dans un quartier éloigné, excédés par les tontes bi-hebdomadaires, que les jardiniers avaient obtenues par contrat avec un comité de quartier notoirement libéral, et désireux de remplacer la nature par du ciment et de la dolomie. On taillait les buissons, on abattait des arbres, on tondait les pelouses jusqu'à éliminer la moindre pâquerette. Désormais, la terre desséchée par les canicules successives se craquelait de partout, mais on continuait à tondre.

Même s'il n'y avait plus rien.

Cela avait fini par une bagarre à coups de melons trop mûrs, que les jardiniers avaient vu atterrir dans leurs remorques. Après ce raid anti tonte des pelouses, ils s'étaient fait porter pâles. Puis ils avaient repris le chemin de leurs chantiers et les jets de légumes pouris avaient cessé.

Mais enfin, on ne tue pas les gens parce qu'ils font tourner des moteurs à tire-larigo, par les belles journées d'été. On ferme ses fenêtres. Point final.

Il y avait donc eu beaucoup de suspects et beaucoup de pistes ouvertes, puis refermées. Et puis, on avait enfin trouvé les coupables. Un bon vieux crime passionnel. L'utilisation des engins de chantier était destinée à tromper les enquêteurs. Les assassins présumés (on n'avait pu encore distinguer qui était le commanditaire et qui avait servi d'exécuteur des basses oeuvres) avaient été déférés devant le juge d'instruction. Et justement, le juge d'instruction et sa famille vivaient dans le quartier où les jardiniers sévissaient deux fois par semaine! C'était troublant... 

Le maire parlait déjà d'engager une nouvelle troupe de jardiniers de choc, de renforcer les effectifs de la police, et de chasser, par la même occasion, les militants écologistes. A bas les yourtes et les cabanes, vive le béton et les villas fermées à double tour à l'abri de murs dotés de barbelés. 

L'agence immobilière qui travaillait, main dans la main avec la mairie, serait chargée de déterminer si cette vieille bicoque, où avaient été assassinés les deux hommes, valait la peine d'être rénovée et mise en location, ou abattue, purement et simplement. Pour le moment, le patron de l'immobilier se frottait les mains. Cette affaire valait de l'or pour les Pontes de la ville... C'en était fait des oiseaux et de la nature, le béton et le ciment vaincraient. La terre chaufferait à blanc, l'asphalte fondrait dès les 40 degrés à l'ombre, les vieux et les enfants mourraient étouffés, qu'importait après tout, autant avoir de l'argent tout de suite et se dire

"Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'Humanité."

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04 août 2019

Tout ce que vous aurez voulu savoir...

Et voilà - non seulement, un nouvel ordinateur (qui entame sa seconde vie)... Avec mes données récupérées, mais aussi le questionnaire d'Ambre Neige!

Quatre emplois que vous avez faits dans votre vie.

1983-1984. Le 20 novembre, jour de la "St Verhaegen", je deviens prof de cours généraux à l'Académie des Beaux-arts de Bruxelles... en 3ème qualification. Je donne français, (le poème Aube de Rimbaud est analysé en classe et illustré par les élèves au cours de couleur) -Puis histoire (du costume et de la haute couture et fonction socio-économique de cet artisanat) et enfin morale (initiation à la philosophie.) A raison de 7 heures de cours par semaine. L'année suivante, je devais avoir 16 ou 18 heures... Mais c'est un autre professeur de la Ville de Bruxelles qui a récupéré mon horaire.

1990- novembre 1993. Bien qu'ayant un diplôme de prof, je suis secrétaire dans un bureau d'architecture. Chouette boulot... À Ixelles, ma commune de coeur. Dans la foulée, première année d'études d'urbanisme... et guide touristique bénévole de 1992 à 1996 au musée du tram à Woluwé. Les collègues sont sympas mais le patron est imbuvable. Je suis renvoyée sans c4, je vais au tribunal du travail, je recommence à donner cours et un an après, je gagne mon procès.

De 1994 à mars 1997. Formatrice d'adultes au Ministère des finances. La meilleure période de ma vie professionnelle. Je travaille tous les jours sauf le mercredi. Je donne tous les cours de français (résumé et commentaire critique de textes), lecture rapide et techniques de mémorisation (pour quelqu'un qui n'aime pas apprendre par coeur!)

De fin mars 1997 à fin 2004: responsable des publications dans une association laïco-laïque. Partie rédactionnelle. Je coordonne les publications tout en écrivant. J'adore!

- je réalise un guide Bruxelles ville d'humanisme, des dossiers pédagogiques filmiques, et on publie enfin la revue Bruxelles laïque échos 4x par an...

Participation au fameux festival du cinéma des libertés, modération de débats... animation d'un atelier d'écriture... Et ... Je suis passée deux fois à la télé (la première fois, je crevais de trouille).

Sic transit gloria etc. etc.

Quatre films que vous regarderiez encore et encore.

Pour le moment - attention, ce ne sont pas mes films "cultes": 

Michel Lang, À nous les garçons. Revu l'autre jour par hasard... Parce que je regardais un extrait de film avec Roland Giraud (l'acteur qui jouait dans "Trois hommes et un couffin" et qui a perdu sa fille dans des conditions dramatiques). Du coup, je pensais à lui, je regardais sa biographie et je suis arrivée à Michel Lang. Je l'avais sur cassette et on le regardait souvent. Je ne puis souffrir Fank Duboscq, mais il y a quelques bons comédiens dedans - une sociétaire de la Comédie française, et Eric Elmosnino, qui fait le rôle d'un ado de 18 ans, et qui, des années plus tard, jouera Serge Gainsbourg dans le film de Joan Sfar.

Ou le temps de l'insouciance. Même moi, à cette époque, j'étais encore insouciante. Et je n'avais plus 17 ans!

Diane Kurys, Coup de foudre - 1978... c'est un film un peu triste. Avec une Miou Miou merveilleuse. Dans la veine des films autobiographiques de Diane Kurys (5 au total je crois  Diabolo Menthe, Cocktail Molotov, La Baule - les Pins - Coup de foudre et le dernier dont j'ai oublié le titre).

Persuasion, ou Orgueil et préjugés, ou encore Raison et sentiments - d'après Jane Austen.

4. Almodovar me fascine. Je viens de voir La mala educacion. C'est très noir. Dérangeant parfois. Il y a un érotisme lourd, qui frise une forme de pornographie. Ou c'est dans la suggestion? Mais j'aime beaucoup l'acteur qui joue Enrique adulte. Le cinéaste. La fin est typiquement de l'Almodovar. Et que dire du générique?

4 livres (ajout).

Nevil Shute, le Testament.

Un Joël Dicker au choix. J'aime bien les Baltimore.

J. Galsworthy, dans le cycle de Dinny, Floraison perdue (Flowering wilderness).

Mary Wesley. Une fille formidable.

Quatre lieux où vous êtes allé(e) en vacances.

La Normandie... 1971, 2x en 1974, à Pâques avec mes parents, puis en voyage scolaire... sans compter divers passages (par le Mont St Michel, Cabourg, Lisieux), puis en 1998, avant le divorce. J'avais promis à mon fils - devant un diorama du musée de l'Air, à Bruxelles, - de lui faire visiter les plages du Débarquement.

Avec la Rose, 2x, à Varangeville sur Mer... Et enfin, en 2019, dans le Haut Cotentin.

En Provence... Une région dont je suis tombée "amoureuse" en rentrant d'Italie, fin août 1972... Puis l'année suivante, encore, en voyage scolaire, encore, chez ma correspondante arlésienne... Et puis, il y a la Méditerranée "Mare nostrum". Port-Grimaud, Giens, Carqueiranne, Hyères - coup de coeur.

Le Coq sur Mer... Les vacances de Pâques à l'Astoria, ou des semaines par-ci, par-là... L'hôtel familial par excellence. Comme j'aimerais y retourner!

Palinuro. À 70 km au sud de Naples, dans une oliveraie. Chhhuuut. C'était un club Med. On y mangeait pas trop mal. J'ai fait des orgies de "taleggio" et participé à un concours de bières le 21 juillet au soir. Je dormais bien dans les paillottes, avec les lézards le matin qui serpentaient dans la paille... Heureusement, le sol était en "dur". J'ai bien aimé mon excursion à Pompéi, Naples et Capri. Et Bob Marley la nuit, et les festins de merguez le soir, et les cocktails de jus de fruits. Et, bien entendu, je me suis fait draguer ...........

Quatre endroits où vous avez vécu.

A Ixelles, dans la maison de mon enfance. Avec un retour de fin novembre 1999 à septembre 2004.

A Bruxelles Ville, de 1985 au 25 novembre 1999, dans un appartement en ville avec mon ex mari et mon fils. J'avais un coin à moi. Pour écrire. Mais pas 50.000 livres de rentes - pour parler comme Virginia Woolf.

À Genval- pas tout le temps. Avec un ex et dans sa maison. Bof. Avec mon chat. Et un de ses adorables chats à lui, la belle Bagheera, d'un beau brun acajou, et de beaux yeux dorés et amoureux.

Dans mon appartement actuel. Tout ça n'est pas bien original.

Quatre choses que vous faites chaque fois que vous allez sur le net.

Acheter des bricoles en seconde main... Ramener un caddie lourd comme tout, et je m'étonne qu'après ça, j'ai mal au dos, et devoir trouver de la place après.

Faire des recherches sur de tout, de tout, de tout...

Lire mes amis blogueurs.

Vendredi matin, m'engager à prendre un chat en FA pour 15 jours. Mon dieu quelle idée ai-je eue?

Quatre endroits où vous aimeriez être en ce moment.

Chez un glacier, à Gaesbeek, avec la Rose. C-@-d - n'importe où avec elle.

À Hurtebise. D'abord à Hurtebise. Puis à l'Astoria. Pourquoi pas?

À Paris, ou au "Colonial", à Berne... ou sous une varangue. À l'île Maurice ou dans le Sud de Maurice Denuzières.

Ou en train vers Moscou. C'est faisable et ça prend plusieurs jours :-)  C'est vrai, avec gougele maps, j'ai fait un itinéraire en train et bus, j'oublie 4 stations de métro! En partant vers 14 heures de la gare du midi et en arrivant deux jours après, un matin, vers 6 heures, à proximité de la galerie Tretiakov (ou Tetriakov)... En train, avec mon smartphone (pour les gares et les numéros de quais), ma brosse à dents, un thermos de thé bien noir, des oeufs durs, de bonnes chaussures et une pommade pour les lumbagos. Et un dictionnaire. Parce qu'on passe à Varsovie aussi... Et à Minsk (avec un Fix Bus).

Reims, l'ange au sourire.

ps. Je refile le bébé, l'eau du bain et la baignoire à qui me lit et n'a pas de blog... (En commentaires)

Et à Marie-Claude (que j'aime bien lire) de "Crayons" - Si elle en a le temps.

Et à qui en a envie et n'a pas encore joué.

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02 août 2019

Cat sitting.

Je suis folle. 

Je m'apprête à prendre un chat comme famille d'accueil pour 15 jours.  Du coup je bouscule mes meubles... Je dois ranger, ranger, ranger... "Ô femmes !  Vous rangeriez dieu même ! " qui a écrit cette sottise ? 

Voir peut être une ancienne du lycée pour lui donner un livre demain.  

Il faut que je mange aussi et que je me prépare pour aller chez la kiné à 15 heures...  

Je suis en train de remplir le questionnaire par 4 de Ambre Neige - dans mes notes - pour me distraire entre deux coups de balai...

Je cherche un 4ème film.

La vie d'un être humain est pleine de choses à trier et de poubelles à jeter... 

C'est évidemment mieux que de dormir. 

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26 juillet 2019

Familles je vous aime.

Au début des années 90, ma mère (qui était seule propriétaire de la maison familiale), a proposé à mon frère, à ma belle-soeur et à mes neveux de venir habiter dans les étages de la maison. Mes parents allaient y faire pour 900.000 à 1.000.000 de travaux, à l'époque, de manière à constituer deux logements indépendants: mes parents au rez-de-chaussée, mon frère et sa famille à l'étage, et la salle de bains et le wc communs.

Des années auparavant, elle m'avait interdit d'un jour habiter la maison. D'ailleurs, en 1982, elle m'en avait chassée, j'étais partie rejoindre un copain, elle m'a fait une scène le lendemain, et ne m'a plus parlé pendant trois mois.

(...)

***

Mais revenons à 1991 à peu près. Mon frère - qui ne me téléphone jamais, sauf pour me demander un passe droit financier - ou de garder le tableau de mon mari qu'il a "emprunté" chez mon père... Et de le donner à sa fille...

M'a donc téléphoné pour me voir. On m'a demandé de confirmer que je renonçais à habiter dans la maison de mes parents.

A cette époque, je vivais dans l'appartement loué par mon ex-mari, ça n'allait pas trop (au bout de x loyers impayés, mes parents apuraient le compte)... Il faut dire que mon mari entretenait cinq personnes: sa première femme, ses trois fils issus de ce mariage, sa mère qui était veuve, et riche. Mon salaire de secrétaire (!) n'arrivait pas à atteindre la somme qui partait en pensions alimentaires et en remboursements d'emprunts.

Note: Mon frère m'a invitée à dîner (ce sont les rares fois où il m'invite - quand il a quelque chose à réclamer) et, bêtement, au lieu de demander un temps de réflexion....

Forte de ce que ma mère m'avait dit : que je ne pourrais jamais habiter rue Van Eyck, j'ai dit oui tout de suite.

Mon frère a dit "j'appelle tout de suite mon architecte".

C'était l'architecte dont j'étais la secrétaire, celui qui m'a dit un jour que j'étais moins intelligente que lui, moins diplômée, moins tout.  Il savait aussi pertinemment que mon frère et ma belle-soeur ne "m'aimaient" pas. Dans le litige qui m'a finalement opposée à lui, il jouait sur du velours. Mon frère m'a même engueulée en me disant que j'allais leur faire perdre la maison (maison qu appartenait à ma mère et qui était bien vivante, même si elle disait qu'elle allait bientôt mourir).

Bref.

***

Les travaux de destruction de la maison rue Van Eyck commencent.

Ma chambre d'abord, au premier. On construit une cuisine sur la terrasse attenante à ma chambre, (qui deviendra une salle à manger de château), puis une chambre au-dessus de la cuisine. On occulte la fenêtre de la toilette - par laquelle, le soir, je regardais les étoiles. On arrache les affiches d'exposition que ma mère et moi avions tapissées sur les murs.

Mon frère et ma belle-soeur détruisent la cheminée de l'ancienne chambre de mes parents - sans jamais la terminer.

Mon père paie les travaux par tranches, avec une partie en noir, et l'architecte chez qui je travaille (qui est un ami de ma belle-soeur),  me montre, tout fier, l'argent en noir que mon père lui a donné. A ce moment-là, je n'avais même pas de quoi m'habiller correctement. J'avais une carte de crédit à La Redoute, et j'habillais mon fils - puis moi, avec plus ou moins de bonheur. En même temps, je grossissais de 5, 10, 15, 20 kilos. Ca ne facilitait pas les choses. J'étais monstrueuse.

Les travaux ont été (mal) finis... Et ils sont allés habiter dedans. Ma belle-soeur, qui avait le goût des grandeurs, avait fait mettre de la peinture dorée partout, des fausses tentures, des barres en cuivre d'or, et puis, ils se sont avisés que la cage d'escalier ne leur plaisait pas.

Longtemps auparavant, mes parents avaient tout fait retapisser par Vanderborght. C'était sobre, mais beau. Ma belle-soeur a essayé de peindre la cage d'escalier en bleu marine, puis en rouge sang de boeuf. Ensuite, ils talochaient la peinture. C'était hideux. Ma nièce, pendant ce temps, jouait de la guitare dans l'escalier. (Récit de mes parents).

On a continué les repas de famille - lors des anniversaires, dont datent certaines photos où nous sommes tous réunis., dans le jardin et dans la cour. La somme de leurs destructions fut inouïe. Mes parents ne disaient rien.

Lorsqu'ils m'avaient consultée, je leur avais dit de faire un bail (je leur avais même fourni un modèle de bail de l'office des propriétaires) ils m'ont dit qu'ils le feraient, et ils ne l'ont pas fait.

Et puis mon frère est parti. Quatre ans après. Il avait une "amie". Sa femme et ses enfants partaient en vacances en Normandie, et elle venait passer les week-ends dans la maison de mes parents, à l'étage, en cachette. Longtemps après elle a fini par quitter mon frère pour son patron...

Au début, c'est vrai, j'ai pris fait et cause pour la nouvelle. D'habitude, on prend fait et cause pour la femme qui est quittée. Je me suis trompée. Bien que ma première belle-soeur et moi ne nous soyions guère entendues, c'était tout de même une autre classe.

Mon frère a fini par quitter sa femme, ses enfants, la maison et mes parents, qui m'ont appelée au secours. Ils étaient désespérés. Leur chagrin était incroyable mais que pouvais-je faire? Tout ce que je leur avais dit était lettre morte. ma belle-soeur est restée seule avec ses enfants, et bien sûr, avec mes parents en bas, ça n'a pas du tout marché.

Ils ne payaient plus le loyer... Ma mère a fini par prier sa belle-fille et les enfants de chercher un appartement ailleurs, que ce n'était pas possible. Entretemps, il y avait eu une bagarre aussi à propos de la voiture de mon père.

Chaque fois que mon père achetait une voiture, il disait que c'était la dernière. Et qu'à sa mort, elle serait pour moi. Je n'avais rien demandé (de toute façon, je n'avais pas mon permis) mais mon mari l'avait. Nous n'utilisions jamais la voiture, (du moins, jusqu'en 98), c'était ma nièce qui téléphonait à mon frère, pour qu'il vienne la chercher - avec la voiture de mon père - et la conduise à ses stages et à ses rendez-vous.

Mon père s'est mis en colère, ma nièce m'a téléphoné furieuse, je tombais des nues, je n'étais au courant de rien...

Ils ont fini par partir et la famille s'est fracassée. Mon frère s'est installé à boitsfort avec sa seconde femme, ma dernière nièce est née, et, je passe ....................

Alors que je me séparais de mon ex-mari (je sais qu'on doit écrire "d'avec"),  il a voulu ouvrir un magasin une librairie journaux, à reprendre, avec un logement au-dessus. Ma seconde belle-soeur ne voulait pas. Il m'avait dit qu'éventuellement je pourrais y travailler, mais que je devrais "cravacher". Qu'il me ferait travailler comme un nègre. J'ai poliment refusé.

Ma mère a accepté d'hypothéquer la maison pour ce projet, tout était prêt, les papiers étaient signés, et puis voilà, elle est morte. Le 4 mars 2001.

Le 12, nous sommes allés chez le notaire. Bien entendu, mon père était usufruitier - comme prévu par la loi et ma mère avait demandé qu'on le laissât habiter la maison tant qu'il le voudrait. Ils avaient prévu suffisamment d'argent pour les frais de succession.  J'étais submergée de chagrin. Tout ce que mon frère a dit, en sortant de chez "son" notaire... ("Mon architecte, mon banquier, mon notaire")... c'est que nous faisions une "mauvaise affaire".

A deux, mon père et moi, lui pendant la journée, moi après le boulot et le week-end, nous avons repeint toute la cage d'escalier en jaune paille clair, pour faire disparaître le rouge sang de boeuf (qui n'avait jamais été terminé et partout où le papier peint avait été arraché). J'ai colmaté les trous sous le carrelage du vestibule. Tous les rails aux fenêtres avaient été arrachés, la maison était dans un état épouvantable. Entretemps, m'étant séparée de mon ex-mari, je m'étais rabattue chez mes parents. Je n'avais plus rien.

J'étais une réfugiée du mariage, avec juste quelques vêtements pour l'automne et l'hiver, des affaires personnelles, j'ai dû aller en justice pour récupérer au moins mes vêtements. J'ai perdu 20 kilos.

Mon père était contre l'hypothèque de la maison, moi, je ne réalisais pas très bien, et quand ma mère est morte, mon frère est allé voir "son banquier" (tout comme il avait eu "son architecte") pour refaire un nouveau projet d'hypothèque que je devais signer, en tant que nue-propriétaire à égalité avec mon frère. 

En somme,  l'habituelle quantité négligeable ne l'était plus,  juridiquement parlant. 

Entretemps, j'ai montré ce projet à l'avocate qui terminait mon divorce (de ce côté-là, cela s'arrangeait - bien que le divorce n'allait être prononcé définitivement qu'en 2002) et elle m'a formellement conseillé de signer ce plan.

Mon père était tellement terrorisé par mon frère qu'il est parti un jour chez une cousine. Je suis restée seule à la maison - peu après la mort de ma mère, j'ai pris mon courage à deux mains, j'ai téléphoné à mon frère et je lui ai dit que je ne pouvais signer cette hypothèque.

Il m'en a voulu et a exigé de lui demander pardon. j'ai d'abord refusé, puis je me suis dit, quelle importance, si ça peut lui faire plaisir, finalemnt, je m'en fichais un peu. Mon père et moi avons réuni de l'argent que nous avions de côté que nous avons donné à mon frère - pour apurer ses dettes les plus criantes (il partait en vacances à Athènes, etc.)

Mon frère m'a toujours détestée? Et maintenant, je lui suis indifférente. Et chaque fois qu'il s'est lancé en politique, il m'a méprisée (au parti socialiste d'abord, au ptb ensuite).

Ce n'est que l'année suivante - quand j'ai été hospitalisée avec un cancer, qu'il est venu me voir. Entremps, le dimanche, ils invitaient mon père, mais pas moi. Ma belle-soeur n° 2 m'avait hurlé dessus en disant qu'elle avait besoin de l'argent de cette maison pour "ses" enfants. Ceux de son premier mariage, bien entendu.

Le plus triste est aussi que ma première belle soeur est morte deux ans après ma mère... à même pas 53 ans. 

Mon fils assistait à ça, impuissant.

***

Il y a une suite à l'histoire. On a trouvé une solution pour le cas de la maison (bien que mon père et moi aurions pu continuer à y habiter, mais c'était bancal...)  Il me voyait devenir son infirmière. Et avec un boulot, un mi-temps médical et un cancer à soigner, je ne m'en sentais pas capable.

Et ma seconde belle-soeur a quitté mon frère pour son patron, un chef d'entreprise, une entreprise de luminaires et d'abats-jours, et ils se sont mariés. Ils vont en voyage à New York. Et ailleurs. Il paraît que son premier mari la battait. Elle avait embarqué mon frère dans des camps de nudistes. Mon frère a arrêté quand leur petite fille est née.

En clair, c'était une putain et je n'aime pas dire ça. Je n'aime pas insulter les femmes qui sont contraintes de faire ce métier. Disons qu'elle avait la mentalité d'une femme entretenue. Peut-être qu'elle aimait ça aussi.

Ma ddernière nièce - jusqu'à nouvel ordre, ne lui ressemble pas. Elle semble plutôt tenir de notre côté. 

***

Et moi, aujourd'hui, je me réveille le matin, je pense à tout ça, et j'ai immédiatement envie de ... 

(censuré...)

Mais comme la tentation est insupportable, je ferme mes fenêtres, je prends du valium et j'attends de dormir. Mais je me réveille toujours deux heures après. Qu'est-ce que je fais?

Ou je continue à prendre du valium et j'attends plus tard,

Ou je vais dans un service d'urgences hospitalières d'où l'on risque de me renvoyer à la maison, comme d'habitude...

famille en 92

Finalement, je rouvre quand même les commentaires... Tant pis, on verra bien.

Il faut aussi assumer que je suis une imbécile (tout court).

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15 juillet 2019

Question pour un lundi...

En ce début d'été si tant est que l'on puisse parler d'un début d'été puisqu'on est à la mi-juillet,  ne faudrait-il pas justement trouver quelque chose,  un sujet de réflexion,  pour les personnes qui sont seules? 

Sortir deux vieux livres de sa bibliothèque, souvenir d' un temps lointaine, est-ce une solution? 

Agatha Christie,  "la mort n'est pas une fin"... 

Adopter un petit chat? Ou un petit chien?  Qui vous forcerait à sortir... est-ce une idée? Pour cela, il faudrait aller dans un refuge. 

Que faire quand on est seul, voire douloureusement isolé? 

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10 juillet 2019

Trainspotting, Emma et douceurs grecques

Il y a quelque temps déjà, en courant de la rue d'Aumale à la station Jacques Brel, j'avais remarqué une pâtisserie grecque... Dont l'étalage me faisait de l'oeil. Les pâtisseries grecques, ce ne sont pas seulement les baklavas et les kadaïfis ruisselants de sirop et de miel, ce sont aussi les gâteaux à la semoule, les pâtes filo toutes craquantes, les amandes, les noisettes, les pistaches, bref, "vous aimez ce qui est bon, c'est très mauvais!" ... Et les biscuits secs.

***

Hier, la Rose et moi avons fait notre marché des jours de soldes, qui nous conduit d'un point cardinal de Bruxelles à un deuxième, avenue de la Brabançonne, et pourquoi pas, tant qu'on y est, à un troisième, au boulevard Lambermont, entre l'avenue Princesse Elisabeth et le pont Van Praet. Où il s'agit de ne pas rater sa sortie. Marcinelle et Jambes, ce sera pour un autre jour o:)

Elle est arrivée - comme d'habitude - à garer sa voiture dans un espace plus petit que ladite voiture (je ne sais pas comment elle fait, elle non plus je crois), entre le boulevard et la fameuse "Cage aux ours" que j'ai tellement fréquentée durant cinq ans... Sauf qu'à l'époque, je n'osais guère descendre de mon tram, ni même quitter l'arrêt du tram.

Il faut croire qu'avec l'âge, je deviens moins froussarde... J'ai vu passer le fameux tram (la motrice 3150) que la STIB a spécialement customisée, pardon, décorée, pour les 150 ans du tramway à Bruxelles. Dans un sens, le sens vers la gare de Schaerbeek (son terminus). Je me suis dit que logiquement, quelques minutes après, il repasserait dans le bon sens, celui où je me trouvais, et que là, je pourrais le photographier.

Entretemps, nous avons chiné dans une boutique où nous n'avons rien trouvé. On ne peut pas avoir de la chance à tous les coups. Mais au moment où j'ai vu le tram arrêté au carrefour, je suis sortie de la boutique comme un diable d'une boîte, j'ai traversé les groupes d'enfants - retour de colonie de jour, en gilets jaunes - et je suis allée me poster à l'arrêt du tram.

Franchement, les passants ont dû se demander ce que c'était que cette douce dingue à moitié claudicante, photographiant un tram.

Après, nous avons branché "Emma" pour rallier Anderlecht, laquelle, au lieu de nous envoyer par le chemin le plus logique (mais peut-être fort encombré, à cette heure-là) nous a expédiées via la rue des Palais d'Outre Ponts jusqu'au bassin Vergote et l'Allée verte (où il vaut vraiment mieux faire sa prière avant de foncer à travers tout) jusqu'au Canal, via Tour et Taxis, Molenbeek, la place de la Duchesse, etc.

un immeuble que j'aime bien

***

le 92 vers la gare de Schaerbeek

Le faux tram chocolat

l'avenue Princesse Elisabeth

***

Comme nous nous trouvions aux alentours de la rue de Birmingham et de la rue d'Aumale, je lui ai parlé de la pâtisserie grecque et elle m'a proposé de nous y arrêter. J'ai dit "oui, on peut toujours aller voir..." On a garé dans une rue sale à faire peur et on s'est retrouvées dans une boutique fabuleuse, ne sachant sur quel gâteau porter notre choix. La pâtissière (ou la vendeuse), charmante, nous a concocté un petit mélange - de gâteaux au sirop ("vous aimez ce qui est bon, etc. etc.) et de biscuits secs.

Je crois qu'il ne faudra plus trop aller dans ce coin, sauf samedi, peut-être, c'est une idée de cadeau pour un ami qui n'a pas pu fêter son anniversaire fin juin, et qui aime tout de même les douceurs chocolatées (en plus des repas fruits) et des spaghettis fins (si c'est gros, ce n'est pas bon).

On s'est dit qu'on était vraiment un peu givrées... Et on a bu beaucoup de thé au gingembre pour digérer tout cela.

Finalement, après toutes ces agapes, j'ai regardé un remake de Ben Hur (de 2016) et je me suis rendu compte qu'à part la course de chars, (et encore!), et la peau huileuse de Charlton Heston, je ne me souvenais plus de grand-chose. Cet acteur-ci n'avait d'ailleurs pas la peau huileuse...

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Sous la varangue...

Donnez-moi, je vous prie, une théière aussi céladon que l’océan

Donnez-moi le son aigrelet d’un clavecin, que la Créole hésite une chaconne

Donnez-moi la toile fine pour les matins d’été

Donnez-moi les tartes à la banane des natives de l’île…

Donnez-moi peut-être un livre, que je garderai fermé

Avec le coupe-papier d'argent

marquant la page que je désire lire…

Ainsi pourrai-je rêver à Marie-Rose de la Fernaye

à Marie-Josèphe Tascher de la Pagerie

aux varangues de bois, aux marchés colorés,

aux fruits de l’arbre à pain   mais aussi

aux destinées comme des coulées de lave

aux îles menteuses et dangereuses

A d'éternelles tempêtes...

sans titre

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