Variations de regard

17 avril 2018

Jour J - 3

Je suis encore trop nerveuse pour me coucher...

Lundi et mardi dernier, début de l'accrochage au Club...

Mercredi, courses chez Ikéa... Il fallait encore deux cadres.

Jeudi et vendredi : repos.

Samedi : courses, ordre, etc.

Dimanche : mon fils et son maie viennent dîner.

Lundi : comité culturel au Club... Calendrier de l'atelier d'écriture en mai et juin (Seigneur! Que me suis-je mis sur la tête?)...

Puis poursuite de l'accrochage. On commnence à avoir chaud.

Aujourd'hui : salade taboulé au Club à midi... Poursuite de l'accrochage - avec corrections, le galeriste de la Maison des Artistes à Anderlecht a donné quelques conseils pour améliorer la présentation de nos oeuvres. Un ami du club, ancien ouvrier, peintre, dessinateur, avec une fameuse culture en histoire de l'art, nous a aidés en cinq secs... Des hommes comme cela, c'est précieux pour grimper sur des échelles branlantes.

Cet après-midi, j'ai fait ma liste d'oeuvres et de prix (???)

Demain, 16 heures, coiffeur.

Jeudi : une journée de repos... Bien qu'il y ait une piqûre tôt le matin, cours du soir. Finissage au club.

Vendredi : vernissage à la Maison des Artistes - rue du Bronze.

Samedi et dimanche, le parcours commence.

Je suis trop nerveuse pour me mettre déjà au lit. Alors, autant me mettre un peu à l'ordinateur. Hier, je me suis couchée tôt, tant j'étais percluse de douleurs, mais j'ai mal dormi, me tournant et me retournant de tous les côtés. 

Je me demande comment tout cela va se passer.

Pour le prochain parcours d'artistes, en 2020, je ne sais pas où je serai, peut-être que j'aurai presque fini mes études d'infographie (je serai en sixième année !) mais j'y réfléchirai à deux fois...

Coucou !

En plein accrochage - il commence à faire chaud là en haut !

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15 avril 2018

"Mes" J2 Magazine

Un de ces derniers dimanches, j'ai sorti deux boîtes à archives remplies de ma collection de J2 Magazine, de septembre 1970 à 1973.

J2 Magazine était la suite modernisée d'un hebdomadaire ilustré, Âmes vaillantes (le correspondant féminin de Coeurs vaillants), pour adolescentes, et je m'y étais abonnée via l'école. Ajoutons que ces hebdomadaires, d'obédience chrétienne, avaient leur pendant socialiste, Vaillant. Tout cela se démarquait un peu de Spirou, Tintin et Pilote, je pense, plus "commerciaux".

Il comprenait un ou deux reportages sur des ados européens - voire non européens, une histoire courte sous forme de BD, soit à caractère historique, scientifique - en alternance avec les histoires de "Nicole", une jolie détective... Un peu comme les histoires de l'Oncle Paul, dans Spirou. Il y avait une page de correspondance, tenue par une rédactrice du journal, une page d'échanges de correspondances (j'ai retrouvé mon annonce, datant de janvier 1972 à peu près, pour échanger avec une ou deux jeunes filles d'Arles ou de Provence), encore une historiette courte sous forme de BD, sur deux pages, avec un bout de présentation, et enfin, les deux feuilletons illustrés.

Puis les programmes télé, réduits à deux chaînes à l'époque, avec commentaires et un article pour illustrer. La première critique télé parle justement de mon feuilleton télé favori de l'époque, Nanou, l'histoire d'une jeune nageuse qui part tenter sa chance aux Jeux Olympiques.

Le journal encourageait fort la création de groupes "J2", à travers la France, dans le but de relier -sans doute- des filles plutôt isolées dans leurs petites villes. C'était sans doute plus sûr que les réseaux sociaux d'aujourd'hui. 

En 73, j'ai abandonné J2 Magazine pour Christiane, (pour les aînées), beaucoup plus luxueux et plus sérieux, mais qui m'amusait moins - c'est pourtant grâce à Christiane que j'ai lu LIBERTE de Paul Eluard pour la première fois, et que je me suis prise de passion pour la poésie. J'ai malheureusement liquidé ma collection de Christiane (une sottise) parce que là, le graphisme (ainsi que les photographies, en noir et blanc, sur du papier luxueux), était absolument exceptionnel.

Il y avait des feuilletons que j'adorais :

  • il y a Frédérique, une infirmière... Qui, après deux ou trois aventures sans prétentions, va rejoindre son amoureux en Nouvelle-Zélande, et après diverses mésaventures, se marie avec lui.
  • il y a Anita, une ado, patineuse à glace, qui va habiter avec sa mère, dans une cité futuriste qui s'appelle d'ailleurs NOUVELVILLE. Elle va arriver à fédérer les jeunes de la ville.
  • Il y a une Valentine, qui traverse quelques aventures avec une bande de copains.
  • Et des histoires dans l'Antiquité, ou dans les pays de l'Est... De l'époque.

Et, chaque semaine, le poster d'une vedette (dont beaucoup sont morts, mais rien sur Jacques Higelin -ça, cela devait être dans "Christiane"), alors jeunes et beaux.

Tout en remettant mes années en ordre, je recherchais des dates. Un 14 avril, précisément, clôturant les vacances de Pâques et qui me rappelait de bons souvenirs. Tous ces moments où je lisais mon J2 Magazine, dans ma chambre sans doute, au milieu des cahiers d'école, des journaux intimes en cours, des fardes de dessins, de mes "écritures"... Bref, tout le fatras d'une adolescente entre treize et quinze ans, dont la chambre devient tout doucement une chambre de jeune fille.

Dans l'un d'eux, j'avais consciencieusement recopié mon horaire de 5ème latin-grec... Et même avec les cours du samedi !

j2 magazine

Brigitte Fossey - sans doute à l'époque des "Gens de Mogador".

J2-Magazine-1973

 

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13 avril 2018

Un défi cinéma... (2)

C'est un défi "cinéma" qui commence seulement à circuler sur les réseaux sociaux, et que je vais adapter au blogue.

Poster chaque jour une photo de film, sans titre ni commentaire, juste une photo... Un film qui vous a marqué(e), peu importe l'époque.

A vous de regarder, de voir si vous reconnaissez, si vous l'avez vu... Si vous avez aimé ou pas.

Je ne vais pas poster une photo chaque jour... Je vais plutôt le faire en deux fois.

Voici donc la "deuxième fournée". A noter que pour un film, j'ai dû faire un montage.

Mais c'est un défi assez amusant... Alors, naturellement, il faut relancer le gant, mais en général, je n'ai pas eu beaucoup de succès chaque fois que j'ai relancé un gant. Donc, désormais, je m'en tiens à la formule "je propose le défi à qui a envie de le relever"...

Et la seconde partie est la plus difficile, car le tri doit vraiment être "pensé" ...

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Des amis

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un montage d'après une scène de film

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vintage

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image

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12 avril 2018

Un défi cinéma... (1)

C'est un défi "cinéma" qui commence seulement à circuler sur les réseaux sociaux, et que je vais adapter au blogue.

Poster chaque jour une photo de film, sans titre ni commentaire, juste une photo... Un film qui vous a marqué(e), peu importe l'époque.

A vous de regarder, de voir si vous reconnaissez, si vous l'avez vu... Si vous avez aimé ou pas.

Je ne vais pas poster une photo chaque jour... Je vais plutôt le faire en deux fois.

Mais c'est un défi assez amusant... Alors, naturellement, il faut relancer le gant, mais en général, je n'ai pas eu beaucoup de succès chaque fois que j'ai relancé un gant. Donc, désormais, je m'en tiens à la formule "je propose le défi à qui a envie de le relever"...

Et pas facile, car il faut faire un tri, naturellement...

Lui et elle

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facile

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une scène que j'adore

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l'océan

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facile

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11 avril 2018

ItinérArt 2018

Cette fois-ci, le travail est bien entamé :

Mon "oeuvre maîtresse", dûment signée, vernie et encadrée, est à la Maison des Artistes de ma commune, depuis jeudi ...

Dans la foulée, je suis allée porter plusieurs travaux au "Club", peintures et photographies...

Un petit "atelier" d'encadrement a suivi.

Samedi, nous avions une fête du printemps chez des amis, à Rebecq, avec repas, petite balade, retrouvailles et lectures d'extraits divers...

Dimanche, je n'ai rien fait.

Lundi et hier, je suis retournée au Club pour l'accrochage : il s'agissait de répartir nos travaux, nous sommes trois à exposer au premier étage, une dame expose ses poupées en tissu et tricot - avec animation atelier de couture. Une autre collègue expose des peintures, paysages et portraits d'enfants. Et moi, des peintures, des photographies et des infographies. Plus les quelques livres d'artiste que j'ai réalisés.

Je ne suis pas sûre que certains considèrent l'infographie comme de l'art, mais c'est tant pis pour eux... Moi, j'aime ce que je fais (tout n'est pas parfait, mais bon, je me débrouille),

Et je suis ahurie devant la masse de travaux que j'ai réalisés, depuis quatorze ans, je me demande ce que mon fils va faire avec tout ça plus tard... 

Je rentre le soir, vers 18 heures - 19 heures, absolument HS. Et je me lève le lendemain percluse de courbatures. Dans la journée, cela passe. Aujourd'hui, la Rose est venue dans son nouveau carrosse, tout rutilant, et nous avons déboulé chez Ikéa où j'avais encore besoin de cadres... Encore quelques encadrements cet après-midi, et je me suis dit que tout de même, ces photos encadrées, cela présente tout de même bien. J'ai l'impression qu'elles vont servir de "cadeau" pendant quelques années encore o;)

Donc,

Le vendredi 20 : vernisssage en grande pompe à la Maison des Artistes,

Le samedi 21 : inauguration d'un parcours de dalles de mosaïques réalisées par des habitants et des amis du quartier, dans les rues d'Anderlecht (en direction du Canal et du quai du Biestebroeck, un quartier à revaloriser).

Le 21 et le 22, le matin et l'après-midi, exposition de nos travaux au club, démonstration de mosaïque, etc.

En semaine, ouverture exceptionnelle des lieux d'exposition l'après-midi et projection de courts-métrages le mardi après-midi, et clôture du Parcours d'artistes le week-end des 28 et 29 avril.

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04 avril 2018

Onirique

Ils sont dans un vaste local qui est comme un atelier. Est-ce un atelier de bricolage? De reliure? De couture? Une imprimerie? Une salle de dessin?

Il est assis à côté d'elle. Ils travaillent. Il est amoureux de sa voisine. Une jeune femme aux boucles brunes, aux boucles de raisin mûr. A la peau mate.

Il ne sait pas si elle est amoureuse de lui. Osera-t-il ? N'osera-t-il pas?

Elle a posé sa main de tout son long sur le tablier qu'elle porte et qui protège ses vêtements. Alors, il ose. Il pose sa main droite sur sa main à elle. Qu'il caresse doucement. Une fois, et elle ne retire pas sa main. Puis une deuxième fois, elle ne la retire toujours pas. Puis une troisième fois. Il effleure doucement la paume, les doigts, le poignet, les veines, c'est un peu comme si elle répondait à cette caresse. Approche tendre, douce, écho dans les coeurs. Approche tendre et douce. Rien d'érotique dans leur approche silencieuse.

L'être humain est-il tendre et doux? Dans le rêve en couleurs, oui. Il se lève, bouge dans le local qui est peut-être une classe ou un atelier, et il la voit de loin, toujours penchée sur son ouvrage. Elle ne manifeste rien, et pourtant, il sait qu'il l'aime, il sait qu'elle l'aime.

***

Des rêves comme cela, on voudrait en faire plus souvent.

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A Hurtebise

"Chers parents,

Je suis bien arrivée, je dors bien, je mange bien, je vais bien... Il fait beau, je me promène, tout va bien.

Je vous embrasse,

x, y, z."

***

C'est presque la lettre que je pourrais envoyer à mes parents - comme du temps des colonies de vacances - si j'en avais encore.

Sauf qu'un séjour à Hurtebise est complètement différent du temps des colonies de vacances, plutôt subies que désirées, en mon jeune temps.

Je suis arrivée samedi après-midi avec la convoyeuse qui avait eu la gentillesse de se dévouer. Sinon, il faut prendre le train jusqu'à Libramont, et là, attendre la correspondance avec le bus TEC (il y en a toutes les heures pour Saint-Hubert, mais un seul qui va jusqu'à Hurtebise).

La maison d'accueil était remplie, il  y avait une retraite pour Pâques qui avait débuté le mercredi soir - et donc le jeudi et le vendredi et se terminait avec l'office de la nuit de Pâques. Qui dure... Trois heures.

J'avais une magnifique chambre : grande table, petit salon... Lampes en suffisance.

Le repas du soir ne se faisait pas en silence .et était reconstituant. On mange très, très bien à Hurtebise. Presque trop bien. J'ai toujours l'impression d'être hyper gâtée quand je vais là. Le sourire des moniales, leur gaieté, leur dynamisme (l'idée ne me viendrait pas de penser en terme(s) de "vieilles filles" à leur sujet). Leurs petits mots gentils, certaines sont presque de vraies "mamans" ... Leurs passions, aquarelle, écriture, photographie. Leurs voix mélodieuses. Et même leurs rires...

Le soir de Pâques, on allume un feu impressionnant, dans le jardin, devant la maison d'accueil, mais comme il faisait humide, à 21h30, le feu ne prenait pas... On allume le cierge pascal au feu, et les petites bougies que l'on reçoit au cierge pascal. Je ne vais pas entrer dans le détail de la liturgie, tout de même impressionnante, parce que plusieurs fois, j'ai eu la chair de poule, je peux bien le reconnaître.

Après l'Office, on se réunit dans la grande salle et on a un petit verre de mousseux et quelques mignardises. Et on se met au lit à 2 heures du matin.

Le dimanche, on finit par repérer quelques figures de connaissance et l'on échange quelques mots avec des personnes. C'est aussi cela la magie de Hurtebise, les conversations qui s'engagent, parfois un mot d'esprit qui fait rire, des échanges. Et de beaux souvenirs.

Le lundi de Pâques, je n'ai à peu près rien fait, sinon mettre la table pour le repas de midi, me promener, faire une sieste... J'avais emmené de quoi dessiner, je n'ai pas dessiné, de quoi écrire, je n'ai pas écrit une ligne, j'ai pris un livre dans la bibliothèque sur des souvenirs de guerre d'un combattant belge, qui  a quitté la Belgique en 1942 pour rejoindre l'Angleterre et préparer le débarquement.

Je me suis promis d'aller au musée de la Résistance dès que j'en aurais l'occasion, pour mieux comprendre ce que les résistants faisaient (je le sais en partie bien sûr), et essayer de restituer ce que mon grand-père a pu faire. Il semblerait, après discussion avec mon frère, qu'il ait aidé au rapatriement des parachutistes anglais. Jusqu'à la suppression de la zone libre, cela se faisait par Lille, puis il fallait traverser la France occupée, franchir la ligne de démarcation, et fuir par l'Espagne ou le Portugal.

Un séjour à Hurtebise, c'est un moment pour "recharger les batteries", fortement entamées par l'hiver et la lombalgie aiguë de février. Evidemment, c'est plus gai d'y aller avec une amie et c'est gai un peu plus tard dans le mois d'avril, mai... Mais même en hiver, le paysage a toujours autant de grandeur. 

Ou de charme.

le ruisseau

l'allée

(c) photo de Danielle S.

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30 mars 2018

Brèves

Allez, encore un petit article avant le long week-end de Pâques. Je ne bloguerai sans doute plus jusqu'à mercredi - au moins.

Lundi, je suis allée à la mer... Petit parcours classique : salade, boisson sur les planches (de plus en plus branlantes) devant la mare de Uitkerke - la petite réserve naturelle de Blankenberge, en plein milieu des polders. J'avais le soleil dans l'oeil et n'ai pas fait de photographies sensationnelles. Petit parcours de rigueur dans le sentier et rêvasseries devant les mares et les oiseaux aquatiques.

2018 mars

Après quoi, petit tour sur la plage, la digue, près des jetées, ce n'était pas facile de marcher dans le sable, mais j'y suis arrivée.

Puis glace mini et café au Silverstand.

(Une verrine avec des fraises, une verrine avec une boule de glace vanille et un peu de coulis de fruits rouges, une coupelle avec de la Chantilly). Et pour une fois, Blankenberge, c'est "le présent" - ce n'est pas le Coq, la plage des "souvenirs d'adolescence", ni Oostende ni Knokke-le Zoute.

Mardi et mercredi, rien de spécial... (Comme aurait dit Louis XVI le 14 juillet 1789).

Et hier, PASSIONNANTE visite au musée vivant de l'Imprimerie à Thuin, très jolie cité de la Thudinie, dans le Hainaut... Avec le prof et les élèves du cours du soir d'infographie, pour voir quelques machines fonctionner (des héritages divers depuis 1800, à peu près, quasiment toutes en état de fonctionnement). Et surtout choisir et imprimer des images - dans les collections d'images anciennes (sur support métallique ou en bois ou plaquettes) en vue de notre prochain travail d'infographie : une publicité détournée.

thuin

Clavier d'une machine pour linotypiste (?)

C'est la spécialité de notre prof de détourner des images et de trouver des slogans hallucinants "A la fin, on se coupe du monde" (comme en 2014), mon fils est assez doué pour ça aussi, et quelques autres personnes qui jouent facilement avec les mots... Mais moi, je ne sais pas vraiment ce qui sortira, surtout compte tenu des images que j'ai choisies !

Et comme je suis encore assez fatiguée de ma journée d'hier, je serai contente d'aller me mettre un peu au vert ce week-end, en souhaitant qu'il ne pleuve pas à verse.

***

Tiens, petite question postée dans un groupe facebook sur la littérature :

Quel livre offririez-vous à une personne dont vous venez de tomber amoureux.se ?

A) Si elle n'aime pas lire,

B) Si elle aime lire.

Ne me dites pas que vous ne tomberiez pas amoureux.se de quelqu'un(e) qui n'aime pas lire. Je suis d'accord.

Mais bon, imaginons quelqu'un qui n'aime pas les romans... Ou qui aime la BD par exemple...

Ne me dites pas non plus que vous ne tomberiez pas amoureux ou amoureuse...

Au fait, et pourquoi pas ?

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27 mars 2018

Le rouge-gorge du parc Solvay...

Hier, petite promenade au parc Solvay, au château de la Hulpe...

Après avoir déposé mon fils dans sa maison waterlootoise.

Et là, le long du premier étang, quand on vient du parking, et qu'on quitte le large chemin qui mène à la Fondation Folon... Dans les arbres et les buissons... Il y avait un rouge-gorge.

Pas facile "d'attraper" un rouge-gorge, surtout quand on n'a pas un matériel photographique sophistiqué (qu'on ne saurait peut-être pas porter). J'ai dû le suivre doucement, en retenant ma respiration, et de loin, enfin, pas trop loin, et finalement, je l'ai "attrapé".

***

A mon étage, dans mon Etrimo, je suis plutôt abonnée aux pigeons. Je vois des pies, qui vont bientôt chercher à  nidifier. Il y a des corneilles, et bien sûr, tous les oiseaux aquatiques du canal: oies bernaches, cols-verts, foulques et/ou poules d'eau?

Et un couple de cygnes, mais je n'ai pas encore vérifié s'ils étaient toujours là.

"En bas", j'entends davantage les oiseaux siffler dans les arbres, merles, mésanges, sans doute, etc.

J'aime passionnément la nature, je pourrais passer des heures à contempler certains paysages, mais j'avoue que je ne m'y connais pas très très bien en oiseaux.

Contrairement à mon frère qui, non seulement, aime la nature, mais est extrêmement calé en avifaune (et pas que)...

le rouge gorge solvay

le rouge gorge parc solvay

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26 mars 2018

101ème Conte du lundi de Lakévio

Cette fois, Lakévio nous laisse le champ libre, avec cette image et ce titre : SEDUCTION.

nicolas ordinet

Nicolas Ordinet

Elle se l'était juré : cette fois, elle partait en vacances. Avec le solide pécule que lui avaient laissé ses clients successifs, (par parenthèse, récemment, on lui avait "fourgué" un contingent d'hommes d'affaires japonais, en goguette en Europe... Elle avait craint le pire, surtout vu le goût de certains pour les accessoires étranges, bas résille... Jupes de soubrettes... Bottes en latex rouge à hurler... Et ce n'était pas le pire... finalement, c'avait été plutôt sage. Elle avait comblé tout ou partie de leurs fantasmes et ils ne s'étaient pas trop fait tirer l'oreille pour l'addition. Tout s'était réglé entre son agence et le tour operator de ces messieurs.)

Bref, elle se disait: l'Islande... Le froid. Les volcans, les grands espaces, et surtout pas d'homme.

Pas d'homme. Cela avait mal commencé avec celui qui s'était assis à côté d'elle, sur le tabouret de bar voisin. Elle avait pris l'air lointain et désabusé de celle à qui on n'en conte pas, mais la nervosité du jeune homme était palpable. En un coup d'oeil, elle avait noté le costume de confection, la cravate rayée, la chemise qui ressemblait à du nylon ! Pouah ! Tout ce qu'elle détestait...

Lui, une fois commandé son Bloody Mary, s'était demandé comment aborder sa belle voisine. Longs cheveux soyeux, corsage de soie, jupe de velours découvrant des jambes parfaites, hauts talons... Sac de marque sur le comptoir. Voyons...

Il passa en revue tous les trucs de drague les plus éculés (car il ne manquait pas d'humour):

  • on ne serait pas déjà rencontré quelque part?
  • vous rendez-vous aussi en Islande?
  • Vous habitez chez vos parents? (A cette pensée, il eut envie de rire, parce que lui, il habitait chez ses parents!)
  • c'est à vous ces beaux-yeux là?

Et ses yeux, ils étaient beaux, bruns, comme sertis de bleu sombre, et frangés de longs cils.

"Une brune incendiaire!" pensa-t-il, in petto.

Finalement, il opta pour un "alors, ce voyage en Islande, ce sont des vacances ou des affaires?"

Elle eut envie de le balader.

"J'écris un livre. Je vais interviewer les femmes politiques islandaises. Vous savez que là-bas, ils ont un fameux temps d'avance sur nous?"

Oui, il savait.

Il commençait à avoir chaud. Il sentait la transpiration sourdre de ses aisselles et eut peur. C'est qu'il n'y aurait pas beaucoup de possibilités de se changer jusqu'à l'arrivée... Il rougissait à cette pensée et elle, de le voir rougir comme ça, ça la fit rire. Pour rougir encore plus, il avala encore un peu de Bloody Mary! Tudieu! La barmaid n'y était pas allée de main morte avec la vodka et le tabasco. Il loucha sur le verre de sa voisine: un grand verre d'eau. Elle était sobre. Ou prudente. Il l'envia.

Elle but et tout à trac, se tourna vers lui: "vous savez, si vous voulez vraiment faire la route avec moi... Je connais bien les hôtesses, je vais nous arranger cela". Ce disant, elle se demandait si elle faisait bien. Le vol est long, de Charles de Gaulle à Reijkjavik. Elle n'en tirerait peut-être pas de grand bénéfice, hormis celui d'avoir un voisin. Et peut-être, durant son séjour, quelqu'un qui la sortirait.

Et enfin, il osa: "je me présente: Patrice Sertin de l'Orgeac", "ouh là!" pensa-t-elle in petto "un petit de Machin de mes Choses..."

"Enchantée. Moi, c'est Olympe de Gouges..."  Du coup, elle avait retrouvé toute sa gouaille de fille de Ménilmontant.

Il resta avec son Bloody Mary en l'air, vaguement dégoûté. Jeta un coup d'oeil sur la ravissante nuque de sa compagne, manqua avaler de travers. "C'est un pseudonyme j'imagine?"

Elle rit. Apparemment, il avait des lettres. Ca la changerait de ses touristes japonais qu'elle avait traînés de boîtes en boîtes. "Oui. Si vous préférez, je veux bien opter pour Charlotte Corday. Mais je vous promets que je ne m'appelle pas Marie-Antoinette"...

Sur ces entrefaites, on appelait les passagers du vol Air France n° 0070071000 aux portes d'embarquement. Elle s'esquiva la première, il la vit parlementer avec les hôtesses puis la perdit de vue derrière le flot des passagers, soudain pris de folie. Assommé, il se maudit de tellement lambiner.

***

L'avion roulait sur le tarmac, avec ces légers ressauts si caractéristiques des débuts de l'envol. Puis les moteurs donnèrent toute leur puissance et l'avion prit de l'assurance, fonçant sur la piste. Et s'envola. La France devint petite, petite, toute petite, tournoyant sous leurs yeux. Il était assis à côté d'elle, en effet... Ils devisaient calmement, eurent un souper léger, partagèrent une petite bouteille de vin...

La nuit se fit dans la carlingue, c'était agréable, ils avaient assez de place...  Mais il avait quand même envie de frôler son bras.L'air de rien, comme ça!

Dès lors, quelle ne fut pas sa surprise quand - sous la couverture qu'on leur avait aimablement prêtée... Il sentit une main habile se poser sur sa jambe, et se diriger ... Se diriger... Mince alors ! (Si l'on pouvait parler ainsi...) Lui qui croyait diriger le jeu! Ils étaient à peine partis - tout est relatif - ils voguaient quelque part, au-dessus de l'Atlantique, et les yeux clos, comme faisant semblant de dormir, elle s'était mise à explorer sa "virilité".

Alors, à son tour, il ferma les yeux et laissa passer sous ses paupières ses films favoris ...................

Inutile de dire que pas une seule fois, il ne rêva d'elle en jupette de fantaisie. Mais ses rêves n'étaient guère plus sages pour autant !

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